But de ce blog

Transmettre des informations sur les maladies, la pollution, et surtout sur la santé.


vendredi 8 avril 2016

La pollution

23% des décès dans le monde liés à l’environnement selon l’OMS


Genève (AFP) – Près d’un quart des décès dans le monde découlent d’une cause liée à l’environnement au sens large, qui va de la pollution, en passant par le suicide ou les accidents de la route, selon l’OMS.

Un rapport de l’Organisation mondiale de la santé, publié mardi, estime qu’en 2012, quelque 12,6 millions de décès étaient à mettre notamment sur le compte de la « pollution de l’air, de l’eau et des sols, l’exposition à des substances chimiques, le changement climatique, et les rayons UV », qui provoquent une centaine de maladies ou de traumatismes chez les humains.

L’OMS, qui avait dressé un premier tableau de l’impact de l’environnement au sens large en 2002, liste les 10 premières pathologies liées à l’environnement

L’organisation relève que 8,2 millions de décès suite à des maladies non-transmissibles sont attribuables à la pollution de l’air.

Il s’agit notamment des AVC, des maladies cardiaques, des cancers et des maladies respiratoires.

Les traumatismes non intentionnels, comme les accidents de la circulation, sont aussi classés par l’OMS dans les pathologies liées à l’environnement et représentaient 1,7 million de décès en 2012.

L’OMS considère aussi que les accidents de la circulation sont liés à l’environnement, car selon elle, les accidents sont souvent provoqués par le mauvais état des routes.

L’OMS considère aussi que les diarrhées, qui occupent la 6ème place dans la liste des 10 maladies recensées par l’OMS, sont souvent induites par un mauvais réseau sanitaire, ce qui cause 846.000 décès par an.

Les « traumatismes volontaires », dont font partie les suicides, sont la 10ème cause de décès liés à l’environnement. Pour l’OMS, certains suicides sont provoqués par un accès à des produits toxiques, tels que des pesticides, donc liés à l’environnement.

Pour l’organisation internationale, « une meilleure gestion de l’environnement permettrait de sauver chaque année » 1,7 million d’enfants de moins de 5 ans et 4,9 millions de personnes âgées.


« En 2002, nous avions à peu près 25% des décès dans le monde dûs à l’environnement, aujourd’hui c’est 23%, c’est un peu moins, mais comme la population a augmenté en 10 ans, le chiffre final reste élevé », a commenté le Dr Maria Neira, directrice du département santé publique.

C’est en Asie du Sud-Est, qu’il y a le plus de décès provoqués par l’environnement, avec un total de 3,8 millions. En deuxième position, figure la région Pacifique (3,5 millions), suivie par la région Afrique (2,2 millions), l’Europe (1,4 million), le Moyen-Orient (854.000) et l’Amérique (847.000).

Afin de remédier à cette situation, l’OMS propose des recettes simples: réduire les émissions de carbone, développer les transports collectifs, améliorer le réseau sanitaire, changer les modes de consommation pour utiliser moins de produits chimiques, se protéger du soleil, et imposer des interdictions de fumer.

© AFP


Commentaire de Pierre DANIS

Je vis le plus sainement possible, mais je sais que le seul espoir pour l’être humain, c'est de se confier totalement et uniquement au Seigneur Jésus Christ le seul Sauveur. L'as-tu fais ?

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mardi 3 mars 2015

Le cancer en France

La France détient le record des morts par cancer en Europe

Les décès par cancer représentent 37 % des décès prématurés (avant 65 ans) dans l'Union Européenne et sont la première cause de mortalité.

Pour les hommes, c'est la France qui est frappée par le taux de décès par cancer le plus élevé d'Europe, avec un fort écart par rapport au pays suivant, la Belgique. Les taux de décès les plus faibles s'observent en Finlande et en Grèce.

Cela s'explique par un taux particulièrement élevé de cancers de la bouche (plus précisément, cancer des voies aérodigestives supérieures), du poumon et du foie, liés au tabagisme et à l'alcool.
Le tabagisme étant par contre en augmentation chez les femmes, les décès par cancer du poumon augmentent chez elles, alors que le problème était autrefois spécifiquement masculin.

L'illusion du progrès

Pourquoi, face à des résultats aussi mauvais, y a-t-il ce sentiment dans le grand public que l'on résiste mieux au cancer aujourd'hui qu'autrefois ?

Pour plusieurs raisons.

D'abord, les moyens de dépistage ayant beaucoup progressé, on détecte aujourd'hui les cancers beaucoup plus tôt.
Il est certain que c'est une bonne chose puisqu'il est plus facile de soigner un cancer au stade précoce. Il reste que plus le cancer apparaît chez une personne adulte jeune, plus grave il est, plus il est difficile à combattre.

Toutefois, si l’on vous détecte un cancer au stade précoce et que l'on commence immédiatement un traitement inefficace, cela donnera l'impression que le patient survit plus longtemps à son cancer qu'un autre patient, touché par une tumeur identique, et traité par un autre médicament, tout aussi inefficace, mais chez qui la tumeur a été détectée à un stade plus avancé. On aura l'impression que le second a survécu moins longtemps à son cancer, mais c'est une pure illusion d'optique.

Ensuite, on est aujourd'hui capable de détecter de toutes petites tumeurs que l'on traite, alors que ces tumeurs n'auraient de toute façon jamais évolué. Souvent ce sont des lésions dites « borderline » (limite) qui sont d’évolution lente et ne sont pas inquiétantes chez les personnes très âgées. N’oublions pas que le cancer de la prostate au-delà de 80 ans (comme celui du sein) est une forme de vieillissement naturel de la glande.

Cela donne l'impression que l'on a réussi à guérir le patient du cancer. Ce cas est donc particulièrement fréquent pour le cancer du sein et de la prostate. En résultent des interventions inutiles, potentiellement invalidantes (pertes urinaires, disparition de la puissance sexuelle), mais les personnes sont convaincues qu'elles ont eu la vie sauve grâce aux « progrès de la médecine » !

Cette illusion prend aujourd'hui des dimensions considérables à cause de la généralisation du dépistage.
Enfin, et c'est vrai dans tous les domaines de la médecine, il existe chez les chercheurs cette tendance à publier les études qui montrent des résultats positifs, et à ne pas publier les études qui ont échoué.

Que savons-nous du cancer ?

Les principales causes connues du cancer sont le tabac, les produits chimiques (benzènes, alcool), les radiations, les infections (bactérie Helicobacter pour l’estomac, papillomavirus pour les maladies sexuellement transmissibles que sont les cancers du col de l’utérus ou de la zone ORL, hépatite B ou C pour les cancers du foie), les traitements hormonaux synthétiques (pilule contraceptive, traitements hormonaux de la ménopause), les mauvaises habitudes alimentaires qui conduisent à l'obésité, le sida (du fait de la baisse de l'immunité) et aussi… plus rarement mais de façon certaine, les traitements contre le cancer. Une radiothérapie excessive (trop dosée) centrée sur le sein ou le rectum peut induire des sarcomes des zones irradiées.

Ensuite, on vous parlera bien sûr d'hérédité, de « génétique », mais la vérité est qu'on n'a pas la moindre idée de pourquoi et comment certains gènes provoquent le cancer. Au risque de choquer, je considère que déclarer à quelqu'un qu'il a un risque héréditaire ou génétique de cancer revient à lui annoncer qu'il a « la malédiction du cancer » qui pèse sur sa tête. Dans certains cancers, il y a plus de 500 anormalités génétiques identifiables – dont aucune n'est clairement désignée comme la cause.

Tout le monde a entendu parler du cas de la célèbre Angelina Jolie chez laquelle a été mis en évidence, dans le sang, l’un des gènes du cancer du sein. Pour cette simple raison, elle s’est fait opérer (double mastectomie), sans qu’on lui donne le moindre conseil de prévention. Etait-il vraiment nécessaire de l’opérer ?

C'est pourquoi le plus efficace est d'agir sur les facteurs environnementaux, le mode de vie, l'alimentation, qui vont déterminer l'expression de certains gènes (ce qu'on appelle l'épigénétique).

Le cancer reste encore trop mystérieux

Il existe beaucoup d'autres choses que l'on ne comprend pas sur le cancer. Par exemple, dans les pays occidentaux, le nombre de décès par cancer de l'estomac, très dangereux, s'est effondré depuis les années 30, représentant moins de 2 % des cancers alors qu'il reste la deuxième cause de mortalité par cancer à travers le monde. On pense que la conservation des aliments au froid, qui a permis d’éviter les conserves et les conservateurs en excès, est sans doute à l’origine de cet effondrement. C’est donc l’industrie de l’électroménager qui aurait permis cet important progrès.

Les scientifiques avancent aussi l’hypothèse qu'il est dû au recul de la consommation d'aliments salés, fumés ou marinés, depuis l'introduction des réfrigérateurs dans les foyers. Dans tous les cas, cette évolution n'est donc pas due à un quelconque progrès médical.

Concernant la piste génétique, les choses paraissaient plus simples au départ : le cancer est provoqué par des mutations d'ADN, disait-on. On imaginait que l'ADN était un simple ruban d'informations codant le développement de l'organisme à la manière d'un simple programme d'ordinateur. Et s'il y avait un problème, il suffisait de changer le code du programme.

Aujourd'hui, on s'aperçoit que les choses sont infiniment plus complexes. Qu'il existe de l'ADN liquide et des bouts d'ADN en dehors du noyau de la cellule. Que les gènes s'activent et se désactivent dans le temps, et selon l'environnement, sans qu'on ait la moindre idée de la raison pour laquelle cela se produit. Que les mutations sont incontrôlables, le plus souvent anodines, et qu'il est très difficile de savoir quelles mutations empêcher, et comment, pour éviter que la cellule ne devienne cancéreuse. Que deux jumeaux ont beau avoir exactement le même ADN au départ avec le même risque génétique de cancer, vivre au même endroit et manger les mêmes choses, les deux ne déclencheront jamais la maladie au même moment, sous la même forme, et avec la même évolution. Il se peut d'ailleurs parfaitement que l'un développe la maladie et l'autre non.

La recherche sur le cancer peut être comparée à l'astronomie : une science qui paraissait relativement simple au départ, avec les planètes et les étoiles qui semblaient tourner sur des trajectoires plus ou moins régulières. Mais aujourd'hui on ne découvre plus que des phénomènes incompréhensibles : par exemple que « l'espace est courbe », ou qu'il existe de « l'antimatière » ou des « univers parallèles ». Ne vous y trompez pas : si vous n'y comprenez rien, c'est normal. Ce sont des expressions inventées pour mettre des mots sur des équations mathématiques, mais que le cerveau humain ne peut pas concevoir (et pas plus celui des chercheurs qui ont fait les découvertes que le vôtre).

Dans la recherche sur le cancer, c'est la même chose. On vous dit que vous avez un foyer cancéreux, une tumeur, des métastases, mais personne ne sait en réalité pourquoi cela s'est produit, ni comment cela va évoluer, ni quelle sera l'efficacité des traitements dont les mécanismes d'action eux-mêmes sont mal maîtrisés.

On expérimente, trop souvent en se servant des patients comme cobaye. On promet des progrès fantastiques, pour se rassurer.

Dans la réalité, avant tout, on piétine, j'oserais même dire on bidouille (ce qui peut donner parfois aux malades une très désagréable impression…).

Que faire ?

Heureusement, on sait aujourd'hui qu'il existe un mode de vie anti-cancer.

C'est un ensemble de choses à faire dont on peut raisonnablement penser qu'elles réduiront votre risque de cancer, mais qu'on ne peut pas tester scientifiquement parce que ce n'est pas aussi simple que de donner un médicament à un groupe et une pilule en sucre (placebo) à l'autre groupe.

Ce mode vie consiste à :


    Limiter la consommation des nourritures et boissons qui n'existaient pas il y a mille ans : sodas, céréales raffinées, acides gras trans, bonbons, biscuits salés et sucrés en tout genre, plats préparés. Manger des légumes achetés sous forme non transformée, de saison, et si possible locaux, en évitant les cuissons à haute température (surtout le barbecue et les fritures) ; choux, cresson, radis et légumes-feuilles sont à privilégier.

    Optimiser votre taux de vitamine D par une exposition régulière au soleil et la prise d'un complément alimentaire (1500 UI par jour) d'octobre à avril.
    Faire régulièrement de l'exercice physique ; une très large étude qui vient de sortir (42 000 athlètes de haut niveau suivis) conclut que les athlètes meurent moins de maladies cardiaques et de cancers que la population générale. La diminution du cancer est de 40 % par rapport à la population générale et de 27 % pour les maladies cardiaques.

    Choisir des viandes et des poissons de haute qualité, si possible sauvages, ou au minimum élevés dans leurs conditions de vie normale (poules laissées libres de picorer, bétail en pâturage, poissons sauvages).
    Réduire votre consommation d'huiles riches en oméga-6 (maïs, tournesol) au profit de l'huile d'olive, l'huile de noix, l'huile de colza, en première pression à froid.
    Reprendre l'habitude de manger des petits poissons gras fréquemment : anchois, sardines, harengs et maquereaux sont les poissons les moins chers car ils ne sont plus à la mode ; mais ce sont les meilleurs pour la santé, grâce à leur haute teneur en EPA et DHA, des sortes d'oméga-3.

    Manger un carré de chocolat noir (70 % de cacao) et boire un ou deux verres de bon vin rouge par jour.
    Boire du thé vert japonais (3 tasses par jour, sans sucre).
    Eviter au maximum les contacts avec les produits chimiques, que ce soit dans l'environnement (épandages d'herbicides et pesticides, pollution atmosphérique), dans la nourriture et les vêtements, dans vos intérieurs (vernis, détergents, parfums chimiques, peintures…).
    Optimiser vos apports magnésium, potassium, vitamines, anti-oxydants, oligo-éléments.

    Veiller à la qualité de votre digestion et à avoir un tube digestif sain en consommant des fibres prébiotiques et des probiotiques (aliments fermentés).
    Apprendre à respirer profondément, réduire votre niveau de stress, adopter une bonne posture, vivre au calme et pratiquer une activité physique régulière en plein air et au soleil (marche en montagne, bains de mer si vous pouvez).
    Cultiver un jardin ou des fleurs sur son balcon, bien s'occuper de son animal domestique si vous en avez un, acheter par exemple des livres pour mieux le connaître.

    Soigner votre moral : faire des choix de vie conjugaux, familiaux, éducatifs, professionnels qui vous apportent un réel équilibre sur le long terme. Avoir des activités sociales, artistiques, spirituelles qui vous épanouissent intérieurement.
    Entretenir un fort réseau d'amis, soigner ses relations avec les membres de sa famille, ses voisins ; la qualité du réseau social est un des principaux facteurs de longévité et de chances de survie en cas de cancer.

Je pourrais continuer la liste : anti-oxydants ciblés, jeûne et cure régulière de détoxification, équilibrage hormonal, gestion émotionnelle…

Plus vous progresserez dans un mode de vie sain global, prenant en compte toutes les dimensions de votre vie, moins vous risquez de vous retrouver un jour face à un cancérologue qui vous expliquera… qu'il ne peut rien pour vous.

Jean-Marc Dupuis

vendredi 23 janvier 2015

Le cancer de la prostate

Oui, on peut prévenir le cancer de la prostate !

Peu d'hommes et de médecins, spécialistes urologues comme généralistes, savent quelles sont les causes – elles sont multiples – du cancer de la prostate, dit aussi cancer prostatique.

Il faut dire que cela ne les intéresse pas outre mesure. Ils ont été formés dans toutes les facultés d'Europe pour faire des diagnostics et proposer les meilleurs traitements. La prévention qui était un des premiers soucis de la médecine chinoise il y a des millénaires semble ne pas faire partie de la mission du médecin et du chirurgien du XXIe siècle. C'est pourtant ce que le grand public attend avec une impatience grandissante.

Heureusement, le changement est à notre porte. La santé coûte trop cher et grève profondément les budgets nationaux de tous les pays qui se disent hyper-développés. En réalité, ces pays sont largement en retard sur le monde qui se prépare dans les pays dits en voie de développement. Eux ont compris : ils ne se laisseront pas avoir par les technologies extrêmement lourdes en terme financier. Ils développent déjà la prévention. Ils cherchent à comprendre le pourquoi des maladies de civilisation qui envahissent la planète, et en particulier nos pays dits hyper-développés. Cette localisation cancéreuse, le cancer prostatique, est découverte chaque année en France chez 70 000 hommes, et les victimes sont de plus en plus jeunes.

D'une manière générale on parle de dépistage, on cherche à découvrir le cancer le plus tôt possible parce que tout le monde sait que plus le diagnostic est porté précocement dans l'évolution de la maladie, meilleur sera le pronostic et moins lourd le traitement.

Mais cela ne peut suffire à un cancérologue qui cherche les moyens les plus efficaces pour réduire le nombre de cas et qui a observé depuis 30 ans les changements des habitudes alimentaires et leurs conséquences délétères sur le corps, y compris en terme de cancer.

Au delà de 80 ans, pas d'affolement


Chez l'homme au delà de 80 ans, pas d'affolement face à une nette augmentation du marqueur clé du cancer prostatique, le taux de PSA (Prostatic Specific Antigen). Pas d'affolement non plus face à une biopsie qui répond « adénocarcinome de la prostate » de Grade de Gleason 3+3 ou 3+4 ou 4+4… L'évolution de ce type de lésion cancéreuse à ces âges est en général lente et longue tant qu'il n'y a pas de développement de métastases, en particulier osseuses. Cependant, nous verrons que même à cet âge, il est utile de connaître les différentes causes en présence afin qu'elles soient supprimées des comportements de vie, par le patient lui même, pour éviter la ou les récidives.

La cancérisation du tissu prostatique a donc plusieurs causes possibles, que l'on peut cerner par un interrogatoire serré du patient. Il y a d'abord le vieillissement naturel, bien qu'aujourd'hui à 80 ans un homme puisse être encore en pleine forme physique et psychique, jouer au tennis et avoir des relations amoureuses, y compris sexuelles, qui le satisfont ainsi que sa partenaire.

On retrouve dans les antécédents de cet homme souvent le tabagisme qui a pu durer 15 ou 20 ans, arrêté il y a tant d'années… presque oublié ; un surpoids net de 10 à 20 % de plus par rapport au poids idéal et une alimentation contenant viandes rouges et charcuteries associées à des produits laitiers en abondance (3 à 4 par jour), lait-fromages-yaourts-crèmes-beurre, le tout souvent arrosé d'une quantité de vin dépassant le ¼ de litre par jour, auquel il faut ajouter quelques habitudes apéritives alcoolisées plusieurs fois par semaine quand ce n'est pas chaque jour. En général les activités sportives appartiennent à un lointain passé, d'étudiant ou de jeune marié.

Le cancer de la prostate avant 80 ans

Plus grave, car de pronostic plus mauvais, est le cancer de la prostate de l'homme plus jeune, y compris autour de la cinquantaine et même avant. La première question à poser aujourd'hui concerne le dopage éventuel, pour rester jeune et beau. L'homme le plus jeune atteint du cancer de la prostate dans sa forme classique avait à peine 39 ans, grand spécialiste des salles de musculation et de tous les produits consommés dans ces atmosphères où la compétition musculaire est loin de la culture intellectuelle.

L'interrogatoire rigoureux retrouve souvent des épisodes de prostatite, c'est-à-dire d'infection ou inflammation prostatique dans les jeunes années ou plus récemment. Il faut savoir que le traitement de ces infections-inflammations prostatiques est difficile car les antibiotiques et anti-inflammatoires atteignent difficilement le tissu prostatique, ce qui rend fréquentes les récidives d'épisodes d'infections prostatiques. Ils sont autant de traumatismes chroniques du tissu prostatique qui en quelque sorte vieillit prématurément.

A ces deux causes, il faut évidemment ajouter les mauvaises habitudes alimentaires, responsables du surpoids très net qui se marie très bien avec l'absence d'activité physique capable de faire transpirer, de perdre le gras en grande réserve – dont on sait qu'il est authentiquement cancérigène – de consolider son système ostéo-articulaire et musculaire.

L'alimentation qui favorise le cancer de la prostate


Quelles sont ces mauvaises habitudes alimentaires ? Elles concernent surtout l'absence de modération dans les consommations suivantes :

    - Trop de viandes rouges et charcuteries (plusieurs fois par semaine) ;

    - Trop de produits laitiers de vache : beurre, yaourts, fromages, crèmes, verre ou bol de lait conservés à Ultra Haute Température (UHT) et contenant des facteurs de croissance destinés naturellement à l'animal issu de la vache bien plus qu'aux humains que nous sommes. Autrefois, nos parents et grands-parents faisaient bouillir le lait. Ils savaient qu'ils le stérilisaient, mais ils ne savaient pas qu'ils détruisaient pratiquement tous les facteurs de croissance qui ne nous sont pas destinés. Aujourd'hui, l'industrie laitière s'est simplifié la vie en optant pour la stérilisation à Ultra Haute Température. Les facteurs de croissance n'ont pas le temps d'être neutralisés, ils sont présents dans ce que nous consommons et personne aujourd'hui n'est capable de nous dire quelle est la concentration que nous consommons dans tel ou tel produit laitier, des plus liquides aux plus solides.

Avez-vous remarqué que nous sommes les seuls mammifères adultes à boire du lait sous toutes les formes imaginables par les spécialistes du marketing ? On nous gave de publicités accompagnées d'allégations nutritionnelles concernant les goûts et la santé. La plupart du temps, elles sont fausses ou, ce qui est plus malin, habillées en semi-vraies, telle la prévention de l'ostéoporose, des maladies cardio-vasculaires, du diabète.

    - Trop de boissons sucrées avec ou sans faux sucres qui leurrent notre pancréas et le font trop travailler ou pour rien ;

    - Trop de cuissons des aliments, longues et à haute température, qui transforment les sucres complexes en sucres plus simples qui se stockeront en gras cancérigène ; qui cuisent trop les graisses animales comme végétales et les transforment en produits directement ou indirectement cancérigènes (benzopyrènes, nitrosamines).

Ajoutons à ces mauvaises habitudes alimentaires :

    - L'excès d'alcool, vin en trop grande quantité, vins cuits en apéritif et alcools forts, whisky, Ricard, gin, vodka… Il faut en rester à un verre de bon vin à chaque repas. Quant aux alcools forts, 1 par mois soit 12 par an, c'est largement suffisant ;

    - Le trop de cigarettes ou fumées toxiques de l'environnement. Elles ne peuvent que réduire les défenses immunitaires et s'ajoutent évidemment aux autres causes.

Pour être complet, il faut ajouter le stress, mais il est très difficile à évaluer. En effet, quand le patient vient consulter il est naturellement stressé par le diagnostic de cancer qui lui a été donné. L'interrogatoire évidemment cherchera un stress aigu de type choc psychologique majeur (perte d'un être cher, d'un emploi, accident grave…) ou des stress plus chroniques d'une personnalité anxieuse depuis l'enfance.

Au total, c'est la somme des tous les facteurs de risques évoqués ci-dessus qui conduit au cancer prostatique [1].

Ce que vous pouvez faire maintenant

Alors vous savez ce qu'il faut faire. Lisez et relisez cette lettre, faites la passez à vos amis – et même à leurs femmes ou compagnes – et n'oubliez pas votre médecin homme. Lui aussi a besoin de faire le test pour connaître ses propres facteurs de risques. Il ne veut pas d'un cancer prostatique d'autant plus qu'il connaît bien les conséquences urinaires et plus encore sexuelles des traitements.

Mais je vous encourage aussi à aller plus loin maintenant : pour déterminer précisément vos risques de cancer de la prostate, nous avons mis au point un test fiable, gratuit et rapide. Il vous suffit d'aller sur mon blog www.professeur-joyeux.com à la rubrique Cancer-Risks pour, en quelques minutes, savoir où vous en êtes vous-même. Vous remplissez le questionnaire en moins de 10 minutes. En conclusion, vous recevez immédiatement votre risque sur une échelle colorée du vert au rouge, et des conseils pour réduire vos risques sans tarder.

Bien à vous,

Professeur Henri Joyeux

vendredi 19 décembre 2014

Des hôpitaux qui rendent malade

Dans l'euphorie de la Victoire de 1945, nos dirigeants politiques imaginèrent que

Ils avaient gagné la Guerre en produisant des tanks, des avions, des sous-marins et de bombes à l'échelle industrielle.
De la même façon, ils imaginèrent pouvoir gagner le « combat contre la maladie » en se dotant d'armées de chercheurs, de médecins, d'hôpitaux et d'ambulances, et d'une puissante industrie pharmaceutique.

Le Président américain Richard Nixon déclara la « Guerre contre le Cancer » (War on Cancer) en 1971. En y mettant les moyens, le cancer aurait disparu en 1976, affirmait-il.
Vous connaissez la suite de l'histoire : une explosion des cas de cancer, de maladies cardiaques, de diabète, d'arthrose, de maladie d'Alzheimer, de dépression, etc.
le combat contre la maladie allait être gagné comme la Guerre.

Une vision naïve de la médecine


Cette pandémie de « maladies de civilisation » n'est pas un hasard. Elle est causée essentiellement par l'alimentation, le mode de vie, et l'environnement modernes.

La grande majorité des médecins le reconnaissent aujourd'hui. Ils rompent avec la vision naïve de la médecine qu'on leur avait enseignée en Faculté.

Avec les années d'expérience, ils redécouvrent l'importance décisive de l'art de vivre sain et de la relation humaine dans leur pratique médicale.

Mais ce retour au réel ne joue qu'au niveau individuel, pas sur les grandes structures de notre système de santé.
Petite visite à l'hôpital...
Vous en mesurez les conséquences quand vous entrez dans un hôpital moderne.

Vous avez parfois l'impression d'être « pris en charge » comme une voiture qui serait ramenée à l'usine.

Vous passez entre les mains d'une foule de techniciens apparemment hyper-compétents, en tout cas hyper-spécialisés, qui disposent de moyens matériels colossaux : bâtiments gigantesques, personnels administratifs et d'entretien, machines ultra-sophistiquées dans toutes les pièces…

En revanche, vous réalisez également que votre histoire personnelle intéresse très peu de monde, à part une infirmière, un bénévole, un autre patient croisé au hasard des couloirs…

Ce que le système hospitalier attend de vous, c'est de faire la queue en silence, puis de répondre par oui ou par non aux questions qu'on voudra bien vous poser.
Bâtiments malsains
Une autre chose qui me frappe dans les hôpitaux est la curieuse conception des bâtiments.

Depuis la nuit des temps, on sait que le bon air fait du bien aux malades. Actuellement, les fenêtres sont systématiquement verrouillées, ou ne s'ouvrent que de quelques centimètres. La raison est qu'un règlement impose de bloquer les fenêtres pour empêcher les malades de tomber ou de se suicider (!).

Moyennant quoi, on crée un biotope chaud, humide et malsain dans lequel virus et bactéries prolifèrent. Ils sont ensuite consciencieusement diffusés dans tout l'hôpital grâce aux souffleries de climatisation, qui fonctionnent parfois en circuit fermé.

Les seuls patients qui respirent à l'air libre sont ceux qu'on autorise à sortir devant l'hôpital… pour fumer leur cigarette. Bravo.

Et que dire des conditions de vie ?

L'excès de chaleur, de lumière de bruit empêchent de dormir correctement. Les malades vivent entourés de machines électriques en tout genre, dont on sait pourtant qu'elles produisent un rayonnement électromagnétique délétère.

Mais le pompon revient à la nourriture : régime à base de pain blanc, céréales ou pommes de terre, sucre et laitage à tous les repas, soit exactement ce qu'il faut pour détraquer le système immunitaire et affaiblir l'organisme par manque d'acides gras essentiels, de vitamines et de minéraux.

Prenez une personne en bonne santé et mettez-là au régime de l'hôpital pendant trois mois, elle a de bonnes chances de terminer malade.

La révolution douce


Il y a dix ans, avec un peu d'expérience, vous pouviez encore repérer un établissement calme, bien tenu, avec de la nourriture correcte, un personnel aimable, et vous arranger pour vous y faire hospitaliser.

Aujourd'hui, cela devient de plus en plus difficile. Au nom de l'égalité thérapeutique, tous les hôpitaux ont le même cahier des charges, les mêmes normes sont en train d'être appliquées partout..

Vous pouvez avoir de la chance et tomber sur une équipe médicale humaine et compétente, mais c'est un coup de dés.

Mieux vaut donc éviter, ou retarder au maximum, le moment où vous devrez vous faire hospitaliser.

Succès planétaire des médecines douces


Les patients réalisent que, s'ils ne prennent pas soin eux-mêmes de leur vie, le système médical ne pourra en fait pas grand chose pour eux, du moins pas sans douleur et sans prendre de risques importants.

Ils fuiront les usines à malades que sont devenus les hôpitaux où la médecine est ravalée au rang d’industrie.

Ils ré-apprendront à se nourrir, et à vivre pour éviter de tomber malade.

Jean-Marc Dupuis