But de ce blog

Transmettre des informations sur les maladies, la pollution, et surtout sur la santé.


Affichage des articles dont le libellé est nourriture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nourriture. Afficher tous les articles

vendredi 13 mai 2022

L'obésité en Europe

 L’obésité est désormais « épidémique » en Europe, alerte l’OMS

Selon les dernières données disponibles, 59 % des adultes et près d’un enfant sur trois sont en surpoids en Europe. L’obésité, qui accroît les risques de cancers ou les maladies cardiovasculaires notamment, serait responsable de 13 % des décès annuels dans la région.

L’obésité en Europe est désormais « épidémique ». L’alerte a été donnée ce mardi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un nouveau rapport sur cette pathologie.

« Les taux de surcharge pondérale et d’obésité ont atteint des proportions épidémiques dans toute la région et continuent de progresser », déplore, dans un communiqué, la branche européenne de l’organisation. Sur le Vieux continent, près d’un quart des adultes sont désormais obèses, rendant la prévalence de l’obésité plus élevée que dans toute autre région, à l’exception des Amériques.

1,2 million de décès par an

Aucun pays de la région ne peut actuellement prétendre stopper la progression, et l’ampleur du problème s’est révélée avec force lors de la pandémie de Covid-19 où le surpoids était considéré comme une comorbidité. « L’augmentation de l’indice de masse corporelle est un facteur de risque majeur de maladies non transmissibles, notamment les cancers et les maladies cardiovasculaires », souligne le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge, cité dans le rapport.

Le surpoids et l’obésité seraient ainsi à l’origine de plus de 1,2 million de décès par an, représentant plus de 13 % des morts dans la région, selon l’étude. L’obésité est cause d’au moins 13 types de cancer différents et susceptibles d’être directement responsable d’au moins 200.000 nouveaux dépistages par an. « Ce chiffre devrait encore augmenter dans les années à venir », prévient l’OMS.

Les dernières données complètes disponibles, qui remontent à 2016, montrent que 59 % des adultes et près d’un enfant sur trois (29 % des garçons et 27 % des filles) étaient alors en surpoids à l’échelle de l’Europe. En 1975, à peine 40 % des adultes européens étaient en surpoids. La prévalence de l’obésité chez les adultes s’est envolée de 138 % depuis cette date, avec une progression de 21 % entre 2006 et 2016.

Effet délétère de la pandémie de Covid

D’après l’OMS, la pandémie de Covid-19 a permis de prendre la mesure de l’impact de l’épidémie de surpoids dans la région. Les restrictions (fermeture des écoles, confinement) ont parallèlement « entraîné une augmentation de l’exposition à certains facteurs de risque qui influencent la probabilité qu’une personne souffre d’obésité ou de surpoids », souligne Hans Kluge. La pandémie est à l’origine de changements néfastes dans les habitudes alimentaires et sportives dont les effets, durables, doivent être inversés, plaide l’OMS.

« Les interventions politiques qui ciblent les déterminants environnementaux et commerciaux d’une mauvaise alimentation […] sont susceptibles d’être les plus efficaces pour inverser l’épidémie », estime-t-elle. Il convient également, selon elle, de taxer les boissons sucrées, subventionner les aliments bons pour la santé, limiter la commercialisation d’aliments malsains auprès des enfants et plébisciter les efforts pour encourager l’activité physique tout au long de la vie.

LA PRÉVENTION COMME MEILLEUR MOYEN DE LUTTER?

Mais alors comment soigner cette maladie? « Le principe est simple : quand on prend du poids, c’est que l’on a un apport calorique plus important que ses dépenses. La solution théorique c’est de réduire les apports caloriques et augmenter les dépenses », explique Boris Hansel.

Si certains arrivent à modifier leur mode de vie et perdre du poids sur le long terme en marchant plus par exemple et en mangeant plus de légumes, d’autres ont plus de difficultés à changer radicalement: « Pour ces gens, il faut se faire accompagner. Et il ne faut pas céder aux régimes restrictifs en pensant perdre du poids rapidement et le maintenir ensuite: « Soit on arrive à modifier radicalement son mode de vie, ce qui peut être compliqué, soit vous avez des difficultés et il faut un accompagnement ».

Pour soigner l’obésité, l’OMS préconise davantage de politiques publiques de prévention. Car les actions actuelles seraient insuffisantes: « Il n’y absolument pas de prévention et d’information à la population générale sur cette épidémie non-contagieuse qu’est le surpoids et l’obésité », regrette Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif national des associations d’obèses, qui déplore une « catastrophe » même si elle assure ne pas être « surprise ».

« L’EAU EST LA SEULE BOISSON NÉCESSAIRE »

L’OMS propose aussi de taxer les boissons sucrées: « On n’empêchera jamais Coca-Cola ou les autres producteurs de sodas à faire des boissons sucrées », tempère Pierre Azam, médecin spécialiste de l’obésité qui mise sur l’éducation. « Il faut apprendre aux enfants à ne pas boire de sodas et s’hydrater. Il faut que cela devienne pour eux culturellement nocif qu’une cigarette. Et ça c’est de notre responsabilité », ajoute-t-il, plaidant pour des cours de nutrition dès l’école.

Car les boissons sucrées sont presque ce qu’il y a de pire: S’il y a un aliment, une boisson qui fait du mal, ce sont les sodas », avertit aussi Boris Hansel. « L’eau, gazeuse si vous voulez, est la seule boisson nécessaire », précise-t-il alertant aussi sur les jus, « qui sont autant caloriques que les sodas ».

Jforum Les Echos    Source AFP et rmc.bfmtv.com

 




jeudi 14 avril 2022

Préserver vos neurones

 Mangez du bon gras pour préserver vos neurones

Votre cerveau est l’organe le plus gras de votre corps ! 60 % de sa matière sèche est de la graisse.

 Il semble donc logique qu’il ait besoin de gras pour être opérationnel.

Mais pas n’importe lequel : il se nourrit d’acides gras poly-insaturés : oméga-3 et 6.

Sans eux, le cerveau ne peut pas former des neurones ou encore assurer la croissance des synapses.

Si les oméga-6 se trouvent facilement dans notre alimentation (huile de tournesol, de pépin, de raisin, viandes…), les oméga-3 sont plus rares. Il faut les privilégier.

Surtout sachant que l’excès d’oméga-6 dans le corps s’oppose à la bonne utilisation des oméga-3. 

L’Anses préconise un ratio d’un oméga-3 pour 5 oméga-6.

Et ne négligez pas les oméga-3 car ils jouent un rôle clé dans l’entretien des membranes cellulaires cérébrales. 

Ils possèdent aussi une action anti-inflammatoire, anti-agrégation plaquettaire et anti-hypertension, bénéfique à la santé cérébrale.

Des chercheurs ont mis en évidence comment ces acides gras peuvent améliorer la capacité du système immunitaire à effacer les plaques amyloïdes du cerveau. Ces dernières représentent une des caractéristiques principales de la maladie d’Alzheimer.

Selon plusieurs études, de bons apports en oméga-3 pourraient retarder l’apparition de maladies neurodégénératives.

À l’inverse, les graisses saturées en excès (beurre, viandes grasses, charcuteries, fromages, produits transformés…) s’avèrent néfastes car elles augmentent le risque d’AVC.

Misez ainsi sur une alimentation riche en poisson gras en privilégiant les petites espèces (anchois, sardines, maquereau, hareng), moins polluées.

Pensez aussi à varier vos huiles : d’olive, de colza, de lin ou de noix (2 cuillères à soupe par jour). 

Choisissez-les vierge voire vierge extra.

Intégrez également une petite quantité (20 à 30 g) de fruits à coque (noix, noisettes, amandes).

Enfin, intégrez les oeufs à vos plats. Ils sont riches en oméga-3 et permettent aussi de varier les plaisirs.

Prenez les bio et qui respectent le bien-être animal (élevé en plein air).

Limitez les graisses d’origines animales.

Les graisses animales présentent le gros désavantage d’être riches en gras saturés qui en excès sont délétères.

Mais n’allez pas croire que toutes les graisses végétales sont constituées uniquement d’acides gras poly-insaturés.

L’huile de coco par exemple est riche en gras saturés. 

En alimentation, rien n’est simple et chaque aliment a ses particularités.

Ainsi, retenez qu’il faut limiter votre consommation de :

viandes grasses, charcuterie (préférez-les maigres ou dégraissées), beurre (10 g maximum par jour si vous en avez envie), fromage (30 g occasionnellement), produits laitiers : misez sur les demi-écrémés en priorité.



vendredi 4 mars 2022

Les 11 super-aliments anti-cancer

Décidément, on s’est beaucoup trompé sur le cancer. 

D’abord, on a voulu croire que le cancer était une « maladie du vieillissement ». 

On pensait que si on avait plus de cancers qu’avant, c’était tout simplement parce qu’on vivait plus longtemps ! 

Mais ce n’est pas vrai. C’est même le cancer des enfants et des adolescents qui a le plus augmenté depuis 1970 ! 

Tout récemment, on a même appris que cette hausse était en train de s’accélérer. Chez les jeunes britanniques, le cancer a progressé de 40 % ces 16 dernières années – pour le seul cancer du côlon, l’augmentation est de 300 % !  

Si le cancer progresse, c’est parce que nos modes de vie ont changé du tout au tout depuis 50 ans. Avec notamment :

Les aliments « industriels » qu’on met dans notre assiette depuis 40 ans ; 

Notre tendance à rester assis dans un canapé plutôt qu’à faire des activités au grand air ; 

Ou encore le tsunami de polluants chimiques qui nous entourent (tabac, pesticides, bisphénol A, parabène, PCB, dioxines, métaux lourds, ondes, etc.). 

Vous me direz qu’on a quand même plus de risques de cancer à 80 ans qu’à 20 ans. 

C’est vrai, mais on a aussi plus de risques d’attraper la grippe ! La réalité, c’est que notre organisme est plus vulnérable à toutes les maladies à 80 ans qu’à 20 ans. 

Mais la cause du cancer n’est jamais le seul « vieillissement ». Jamais notre corps ne fabriquera un cancer tout seul, sans raison, simplement parce qu’il se fait vieux. 

Le cancer n’est pas dans vos gènes !

Ensuite, on nous a dit que le cancer était une « maladie génétique ». 

Il est vrai que certains gènes nous rendent plus ou moins vulnérables au cancer. 

Car ce risque dramatique de 80 % a été calculé avec les femmes qui subissent de plein fouet les effets délétères de notre environnement « moderne ». 

Mais dans d’autres conditions de vie, le risque est beaucoup moins élevé : les femmes ayant exactement les mêmes mutations génétiques catastrophiques mais nées avant 1940 avaient un risque de cancer du sein presque 3 fois moins élevé ! 

Autre preuve frappante, révélée par le regretté Dr Servan Schreiber : « On trouve en Chine des régions entières sans cas de cancer du sein. Est-ce dû à un gène asiatique ? Non, puisque lorsque des Chinoises émigrent à San Francisco, leur taux de cancer du sein rejoint celui (très élevé) des Américaines ».  

Et si cela ne suffit pas à vous convaincre, sachez qu’une grande étude portant sur près de 40 000 femmes a récemment enfoncé le clou. 

Les scientifiques ont étudié un groupe de femmes victimes d’une mutation génétique très défavorable qui multipliait par deux leur risque de développer un cancer du sein. 

Eh bien ils se sont rendu compte que celles qui évitaient de fumer, boire de l’alcool, prendre du poids et avaler des hormones artificielles (TSH)… n’avaient pas plus de risque de cancer que la moyenne, malgré leurs « mauvais gènes » ! 

L’impact des gènes « défavorables » était tout simplement annulé par un mode de vie protecteur ! 

J’ai pris l’exemple du cancer du sein, mais tout ceci est vrai pour les autres cancers. 

La génétique ne peut pas expliquer pourquoi le cancer de la prostate est 25 fois plus élevé dans certains pays que dans d’autres. 

Au total, on peut comparer le cancer à l’épidémie d’obésité qui touche nos sociétés occidentales depuis 30 ans. 

On connaît tous des gens qui peuvent manger n’importe quoi sans prendre un gramme, et d’autres qui prennent du poids au moindre écart. 

Mais il est clair que même la personne la plus « vulnérable » génétiquement à l’obésité ne prendra jamais le moindre kilo en trop si sa vie est parfaitement saine. 

Eh bien c’est exactement la même chose pour le cancer. 

Et c’est pourquoi il est si important d’avoir les clés pour s’en protéger naturellement… et tuer les cellules cancéreuses avant qu’elles ne dégénèrent ! 

On a tous des cellules cancéreuses !

Car nous avons tous des cellules cancéreuses ou précancéreuses, à un moment où à un autre de notre vie. 

Cela explique un phénomène bizarre observé au Japon : les médecins y découvrent très souvent des cellules cancéreuses dans la prostate de leurs patients, alors que seuls 10 % d’entre eux font un « vrai » cancer de la prostate.  

C’est un fait : nous fabriquons tous des cellules potentiellement cancéreuses régulièrement… mais fort heureusement, notre organisme les détruit tout aussi régulièrement ! 

Il est même fréquent que des petites tumeurs soient tenues en respect par les défenses naturelles de notre organisme. Parfois, ces petites tumeurs finissent même par disparaître toutes seules ! 

Voilà pourquoi le dépistage forcené et automatique des cancers est de plus en plus contesté : parmi les cancers diagnostiqués, de nombreuses tumeurs auraient disparu naturellement… ce qui aurait évité le stress de l’annonce et la toxicité des traitements. 

La vraie question est donc la suivante : qu’est-ce qui fait que votre organisme réussit par lui-même à détruire les cellules cancéreuses ou précancéreuses avant l’emballement de la maladie ? 

La première réponse, c’est l’activité physique. Tout le monde sait (ou commence à savoir) que l’activité est fondamentale à la fois :

Pour éviter le cancer ; 

Pour survivre à la maladie si vous l’attrapez ; 

Et pour vous protéger de la récidive. 

Mais il y a une réponse encore plus importante, et pourtant négligée par la plupart des médecins. 

L’autre clé majeur contre le cancer, c’est ce que vous mettez dans votre assiette ! 

Éviter la malbouffe, bien sûr

Les aliments à éviter, je suis sûr que vous les connaissez déjà : 

Le sucre, sous toutes ses formes (sucre blanc, fructose, céréales du petit-déjeuner, confiseries, gâteaux, biscuits). C’est « l’aliment préféré du cancer », comme je l’ai expliqué dans une lettre précédente ; 

Les produits laitiers, car ils contiennent des facteurs de croissance (IGF-1) qui stimulent la croissance des cellules cancéreuses (l’impact délétère est particulièrement prononcé dans le cas du cancer de la prostate) ; 

Les aliments frits (croissants, frites, chips, etc.), qui génèrent des composés cancérigènes, en plus de ceux contenus dans les huiles raffinées (remplies d’oméga-6) ; 

Les aliments cuits à température élevée : la puissance cancérigène d’une viande trop cuite est équivalente à celle de 800 à 1 000 cigarettes ! Il faut toujours privilégier les cuissons douces, à la vapeur de préférence, ou même manger cru, grâce aux marinades. 

Les produits chimiques : les pesticides, les additifs chimiques et les conservateurs de la nourriture industrielle (la charcuterie, notamment). 

Si vous voulez éviter le cancer… et a fortiori si vous vous débattez contre un cancer déjà installé, vous ne devez pas consommer ces produits, ou alors le moins souvent possible. 

Mais de même qu’il y a des aliments qui donnent le cancer… il y en a qui vous en protègent, et qui vous aident même à éliminer les cellules cancéreuses ! 

Et ceux-là, vous avez tout intérêt à vous en régalez autant que possible, tous les jours si vous le pouvez ! 

Voici donc les 11 aliments les plus puissants contre le cancer… et pour booster votre santé en général. 

1. Le curcuma

Aaah, le curcuma… 

Certes, c’est une épice plutôt qu’un aliment. Mais le pouvoir de cette racine orange est tellement extraordinaire qu’elle mérite bien qu’on commence avec elle. 

Le curcuma est utilisé dans les médecines traditionnelles depuis des millénaires. Mais ce n’est que depuis quelques années qu’on a découvert scientifiquement ses fabuleux pouvoirs anti-cancer. 

C’est aujourd’hui établi : le curcuma est l’épice reine contre le cancer car elle a des effets :

Antioxydants – donc précieux pour limiter les effets du vieillissement ; 

Anti-inflammatoires – ce qui réduit votre risque de contracter la plupart des maladies modernes (y compris Alzheimer) ; 

Antimutagènes, ce qui est particulièrement utile dans la prévention du cancer. 

Alors n’hésitez plus, couvrez vos plats salés de curcuma en poudre (une cuillère à café)… et ajoutez du poivre noir, c’est le secret pour améliorer les effets du curcuma sur votre santé. 

2. Les crucifères (brocolis, chou-fleur, choux frisé, kale, etc.)

Mangez-vous des crucifères (choux) au moins trois fois par semaine ? 

Si ce n’est pas le cas, vous devriez ! 

D’abord parce qu’ils sont bourrés de vitamines et minéraux utiles contre le cancer (vitamine K, sélénium, soufre, caroténoïdes). 

Mais surtout, ils contiennent aussi d’autres substances précieuses, comme les « sulforaphanes » ou les « indol-3-carbinol », qui permettent d’inactiver certaines substances cancérigènes. 

Alors jetez-vous sur les brocolis ! 

Attention simplement à ne pas trop les cuire, sinon vous n’obtiendrez pas tous leurs bienfaits. Personnellement, je les cuis toujours à la vapeur, et je les arrose généreusement d’huile de colza : c’est délicieux ! 

3. Les champignons (shiitake et pleurotes)

Comme le curcuma, certains champignons sont si puissants qu’ils peuvent être utilisés à la fois en prévention et en traitement du cancer, pour aider à guérir. 

Le plus connu est sans doute le shiitake (lentin du chêne), qui stimule fortement le système immunitaire. 

C’est sur les cancers digestifs (côlon, estomac) que son impact est le plus manifeste. Mais dans une petite étude révolutionnaire, le shiitake a aussi réussi à guérir 10 femmes atteintes du papillomavirus, donc ayant un risque de développer un cancer du col de l’uterus. 

Le maïtake, surnommé « le roi des champignons » en Asie, est peut-être encore plus puissant, mais on le trouve plus difficilement sur les étals de nos marchés. 

Les pleurotes, en revanche sont « bien de chez nous », et sont très intéressantes elles aussi ! 

Alors pensez bien à consommer régulièrement ce type de champignons, toujours cuits ! 

4. Les alliacés (ail et oignon)

Et savez-vous ce qui va bien avec les champignons ? C’est l’ail, bien sûr ! 

L’ail est un autre miracle de la nature. Ce n’est pas pour rien que nos grands-mères en piquaient leurs gigots et rôtis : on sait aujourd’hui que ses vertus anti-cancer réduisent l’impact délétère des viandes grillées ! 

Quant à son cousin l’oignon, il n’est pas en reste. Comme l’ail, il est riche en composés soufrés (anticancéreux). 

Mais il est également riche en quercétine, un antioxydant puissant qui vous protège des cellules cancéreuses à tous les stades de leur développement. 

5. L’huile d’olive

Votre huile d’olive, choisissez-la extra vierge, et utilisez-là sans modération ! 

Une revue d’études récentes comprenant 13 800 patients a montré qu’une consommation élevée en huile d’olive était associée à une réduction de 59 % de tous les cancers ! [11] 

La réduction du risque est de 45 % pour le cancer du sein et monte jusqu’à 64 % pour les cancers digestifs. 

Attention simplement à ne pas la cuire au-delà de 180°. C’est simple : il ne faut jamais qu’elle soit en train de fumer ! 

6. La tomate

Message spécial à ces Messieurs : la tomate est très riche en lycopène, une petite molécule précieuse pour éviter le cancer de la prostate ! 

Attention, le lycopène se concentre dans la peau, donc mieux vaut choisir vos tomates bio. 

Pour en avoir des quantités suffisantes, le mieux est de consommer régulièrement de la sauce tomate, si possible bio ou faite maison. 

7. La grenade

La grenade ne se contente pas de protéger vos neurones contre Alzheimer, ou de réduire votre risque de mourir d’une crise cardiaque ou d’un AVC... [12] 

Ce super-fruit semble aussi avoir des effets anti-cancer impressionnants, grâce à ses innombrables antioxydants. 

De nombreuses études in vitro suggèrent même que la grenade pourrait empêcher la prolifération des cellules cancéreuses du sein, de la prostate, du côlon et du poumon. 

Alors pensez bien à ajouter ce fruit à vos salades ou à vos desserts. Attention toutefois à ne pas exagérer sur le jus de grenade, même bio, car le sucre qu’il contient risque de contrecarrer ses vertus pour la santé. 

8. Le gingembre

Impossible de ne pas citer le gingembre, même si c’est le cousin germain du curcuma. 

Lui aussi est hautement antioxydant et anti-inflammatoire, avec d’innombrables vertus pour la santé. 

Mais le gingembre semble avoir un rôle spécifique « anti-angiogenèse », ce qui veut dire qu’il empêche les tumeurs de faire de nouveaux vaisseaux et de se développer. 

Personnellement, j’en consomme tous les jours, dans mon jus de légumes. Mon secret pour atténuer son goût piquant, c’est d’ajouter de l’avocat dans le jus : c’est délicieux ! 

9. Les baies rouges et noires

Les baies rouges et noires (fraises, framboises, mûres, myrtilles et airelles) sont des concentrés d’antioxydants merveilleux pour la santé. 

Les « anthocyanes » qu’ils contiennent vont même jusqu’à faciliter la mort des cellules cancéreuses – voilà pourquoi il ne faut pas les négliger si vous avez un cancer déclaré. 

Attention toutefois : les baies rouges non bio font partie des fruits qui concentrent le plus de pesticides. Je sais que c’est plus cher, mais ces fruits-là, il faut vraiment les manger bio. 

10. Certains agrumes

Le citron et la peau des oranges amères concentrent des « bioflavanoïdes » aux propriétés anticancéreuses intéressantes. 

N’hésitez donc pas à utiliser des zestes de citron ou d’orange amère dans vos plats, comme on le trouve dans de nombreuses recettes orientales. 

Là encore, il faut choisir du bio, car le citron fait aussi partie des aliments qui concentrent les pesticides. 

11. Le thé vert

Je finis cette liste par un grand classique : le thé vert. Figurez-vous qu’une seule une tasse apporte autant d’antioxydants qu’une assiette de légumes ! 

Car le thé vert est bourré de polyphénols intéressants, et en particulier celui qui s’appelle « épigallocatéchine-3-gallate », communément appelé EGCG. 

Le thé noir est utile aussi, mais ses antioxydants sont moins biodisponibles (cela veut dire qu’ils sont moins bien assimilés par l’organisme). 

Bien sûr, il ne faut mettre ni lait ni sucre dans votre thé. Et il faut toujours le choisir de bonne qualité et bio, sans quoi vous risquez de cumulez métaux lourds et pesticides ! 

Et puis quoi encore ?

J’aurais aussi pu vous parler du café et du vin rouge, qui ont chacun des effets anti-cancer avérés. 

Mais je ne voudrais pas encourager ceux qui n’en boivent pas à s’y mettre, car ces breuvages peuvent avoir des effets ambigus. 

Consommés au bon moment et en quantité raisonnable, ils sont globalement excellents pour la santé… Mais ils ont aussi des effets spécifiques qui ne conviennent pas à certains. 

Le café est acidifiant et peut troubler le sommeil ; le vin met le foie à rude épreuve et peut interférer avec certaines hormones. 

Le chocolat noir, riche en polyphénol, est également très intéressant… mais saurez-vous vous contenter de ceux qui contiennent au moins 85 % de cacao (les autres contiennent trop de sucre) ? 

Je n’ai pas non plus parlé des omega-3, qu’il ne faut surtout pas négliger dans une alimentation optimale (on les trouve notamment dans l’huile de colza, les œufs de poule nourris aux graines de lin, et les anchois). 

Mais le plus important, au fond, c’est de bien comprendre qu’aucun de ces aliments ne sera vraiment efficace tout seul. 

Alors ces 11 aliments santé, il faut les associer entre eux et les intégrer aussi régulièrement que possible à vos plats quotidiens ! 

Et vous verrez, non seulement vous éloignerez le cancer… mais vous obtiendrez des résultats stupéfiants sur votre forme, votre énergie et votre humeur au quotidien ! 

Bonne santé, 

Xavier Bazin 



samedi 1 août 2020

LES PESTICIDES CHIMIQUES

IL FAUT EN FINIR AVEC LES PESTICIDES CHIMIQUES !



Officiellement, la défense de l’environnement est devenue LA PRIORITE des PRIORITES.

Sur les plateaux télévisés, les responsables politiques sortent les violons : « nous faisons le maximum contre les pesticides, nous allons interdire le glyphosate, protéger les abeilles,favoriser l’agriculture bio »…

Mais en coulisses, ils font EXACTEMENT LE CONTRAIRE.  Avec une mauvaise foi insensée…

Une multinationale allemande de l’agriculture chimique a même essayé de faire interdire…le bicarbonate de soude
3 !!!

Mais à quoi « jouent » ces gens ?

Que veulent-ils alors que l’horloge tourne, et que l’heure de l’urgence écologique a sonné depuis longtemps.

Temporiser. Gagner du temps. Comme l’ont fait en leur temps les industries du tabac ou de la malbouffe, avec l’appui des gouvernements.

Si nous n’agissons pas, combien de temps ce « petit jeu » va-t-il se poursuivre ?

Combien de temps vont-ils continuer à se dire « écolos » le matin, et à massacrer le vivant tout le reste de la journée ?  


Et l’explosion du nombre de personnes touchées par la maladie d’Alzheimer ?

Et la maladie de Parkinson, qui est reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs depuis 2012, avec un lien de causalité établi entre cette maladie et l'usage des pesticides6 ?

Et la stérilité croissante de milliers de jeunes adultes, en particulier dans les régions agricoles7 ?

Et l’augmentation de malformations congénitales, comme ces bébés nés sans bras.

Et le nombre de cancers qui explosent ? Avec là-aussi des études qui soulignent une augmentation du cancer de la prostate de 40 % chez les hommes exposés au DDT et aux pesticides organochlorés9.

Il n’est pas tolérable que les autorités ne tiennent pas leurs engagements.

Car elles continuent en ce moment même à nous tenir un double discours :

Devant les journalistes, les responsables ont beau jeu d’évoquer le « monde d’après » le coronavirus…

Car en douce, le ministère de l’Agriculture vient d’autoriser que les distances de sécurité entre les habitations et les pulvérisations de pesticides soient réduites au minimum possible, dès le début de la saison des épandages
.


Le tout sans concertation, comme le prévoit pourtant la loi.

Aujourd’hui, il est donc autorisé de verser des pesticides jusqu’à trois mètres des habitations pour les cultures basses comme les céréales et les légumes !!!


TROIS MÈTRES !!!

Un peu plus et ce sera directement dans nos assiettes !!!
11 
 
Les mensonges, les petits arrangements doivent cesser.

Cette situation est d’autant plus scandaleuse qu’un nombre croissant d’agriculteurs font eux, de véritables efforts pour respecter le vivant.  

Car les études montrent que l’agriculture bio revitalise les sols et tout leur écosystème.

Les sols des fermes en agriculture biologique recèlent des quantités plus importantes de matière organique (vivante), estimées à 37,4 tonnes par hectare de carbone organique, contre 26,7 en agriculture conventionnelle
12.

Et plus le sol est vivant, plus il est fertile !  

L’agriculture bio favorise les prairies, le repos de la terre, la plantation de haies, la diversité des cultures.

Ces pratiques augmentent le nombre de plantes, d’araignées, de vers de terre, de coléoptères, d’oiseaux ou encore de mammifères.

Grâce à l’agriculture biologique, la Nature vit une véritable renaissance.

Et notre santé AUSSI :

  • Une étude parue dans le British Journal of Nutrition13  a ainsi montré que les produits issus de l’agriculture affichaient jusqu’à 50 % d’antioxydants en plus que ceux de l’alimentation conventionnelle, en particulier dans les fruits.
  • Une équipe de recherche Française de l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), vient de montrer que manger bio diminuait de 25 % le risque de cancer !

C’est la preuve ultime, s’il en manquait, que l’inaction publique ne doit plus être tolérée.


Il faut en finir avec les produits chimiques qui martyrisent la nature et nous rendent malades.


Gabriel Combris


vendredi 19 juin 2020

Le bon pain

Une miche de pain

  • Bourré de gluten, de farines hybrides, de levure chimique, le pain industriel est devenu l’ennemi n°1 de la santé, le premier aliment interdit dans les régimes !! On y trouve même parfois des traces de glyphosate (Round’Up) !
  • Le pain moderne est accusé de provoquer des problèmes digestifs, des allergies, de l’eczéma, de rendre l’intestin poreux, d’aggraver les maladies auto-immunes, le surpoids, le diabète, la dépression.

Comment en est-on arrivé là ???

Un pain qui guérit, au lieu de trouer les intestins !

Autrefois, c’était le contraire.

Le pain était considéré comme l’aliment le plus sain, voire sacré. C’était l’aliment guérisseur par excellence.

Ce pain qui permit aux peuples de résister à toutes les famines, les guerres, les épidémies pendant des millénaires, malgré l’absence d’antibiotiques.

Trop cher de faire du bon pain” ?!

On nous dit que ce n’est plus possible.

Ce serait (soit-disant) trop cher de produire un pain fait avec des blés anciens, moulu sur une meule de pierre, avec du levain naturel et une cuisson traditionnelle... 

Les blés anciens sont rares et précieux

Les blés anciens de Mésopotamie n’avaient que 14 chromosomes (contre 46 pour les blés hydrides modernes).

Ils poussaient sur des sols pauvres, sans glyphosate ni pesticides.

Surtout, ils ne supportaient pas les engrais. Ils produisaient aussi, c’est logique, dix fois moins que les blés actuels de la Beauce. Et les récoltes étaient soumises aux aléas du climat, des maladies, des rongeurs et des insectes.

Le blé était moissonné à la serpe, puis battu avec des fléaux en bois, enfin vanné à la main (pour séparer le grain de la bâle, c’est-à-dire l’enveloppe).

Le grain était moulu délicatement, sur de grandes meules de silex qui tournaient très lentement. Cela évitait d’échauffer le grain et produisait une farine grasse, pleine de nutriments (aujourd’hui, les moulins séparent les farines et suppriment le germe et le son).

Encore plus important, la farine fraîche était mélangée à une eau de source pure, sans chlore.

Le levain diminue les problèmes digestifs et les intolérances

Car en effet, le levain transforme la farine, l’eau et le sel, en une substance vivante et nourrissante

La fermentation est plus lente qu’avec la levure de boulanger : 36 heures contre 6 heures.

Cette fermentation réduit la teneur en gluten et en acide phytique (anti-nutriment) du pain. Elle permet donc de diminuer les problèmes digestifs et les intolérances.

Un bon levain donne au pain un goût acidulé délicieux, qui vient renforcer le goût brioché des farines anciennes comme le blé de khorasan, et réduit drastiquement le besoin de sel (le pain traditionnel contient 10 g de sel par kilo de farine, contre 30 g pour la baguette parisienne !!).

C’est ce patient travail qui permet au boulanger de faire un pain riche, nourrissant, à la mie serrée, et qui se conserve plus d’une semaine grâce à son taux d’hydratation plus élevé.

Jean-Marc Dupuis


samedi 9 février 2019

J’ai jeté mon steak haché…

 De la viande avariée après une rupture de la chaîne du froid


Il avait pourtant bonne mine, mon steak haché, bien emballé sous vide et en atmosphère contrôlée, avec tout un tas de labels et de codes-barres, une date limite de consommation et tout ça.

Un steak haché acheté chez un « grand distributeur », un steak haché d’une marque connue.
Mais quand j’ai vu « dans le poste » que de la vilaine viande bien avariée venue de Pologne circulait dans la chaîne alimentaire, je me suis dit « méfiance, méfiance, ne prends aucun risque et jette ton steak haché ».

Alors j’ai mangé des œufs bio de poules élevées en plein air. Des œufs achetés chez un autre grand distributeur. Mais en mangeant mes œufs, je me demandais si, eux aussi, ils n’avaient pas une provenance bizarre : la coquille était bien mince et le jaune plutôt pâlot !

Pas comme les œufs que de temps à autre me donne mon voisin qui élève quelques poules. Mais qui élève des poules dans des conditions d’hygiène désastreuses ! Des poules qui picorent absolument n’importe quoi dans la cour, des poules qui ne sont pas vaccinées, des poules qui se font bouffer régulièrement par le renard qui rôde ! Le renard ! Une sale bête pleine de toutes sortes de « maladies naturelles » qu’il doit refiler aux poules de mon voisin et donc aux œufs.

Mais Dieu que les œufs des poules de mon voisin sont magnifiques, avec une coquille bien dure, un jaune bien jaune et un blanc bien solide. Avec le blanc d’œuf d’une poule de mon voisin, je fais autant de neige qu’avec trois beaux œufs bio !

Mais je ne suis pas raisonnable de consommer ainsi des produits pas contrôlés du tout : s’ils me rendent malade, je ne devrais pas être remboursé par la Sécu !
Finalement, je préfère prendre le risque de consommer les œufs des poules de mon voisin.

Patrick Robert

Commentaire de Pierre :

 Je vous conseille de plus manger du bas de gamme de super-marché, mais plutôt du BIO et local (si possible). Mais surtout, pensez à remercier DIEU de subvenir à vos besoins avec de la nourriture saine.


samedi 28 avril 2018

Mon p'tit déj

Mon p'tit déj  (pour une personne)


Tout ces ingrédients doivent être bio de préférence :

• 4 petites cuillères de fromage blanc de brebis ou de chèvre (ou faisselle ou, yaourt de soja).
• 2 petites cuillères d'huile de lin / ou cameline / ou colza / ou noix.
• 1/2 citron pressé.
• 3 ou 4 petites cuillères de céréales fraîchement moulues. En alternance :
- Avoine
- Millet
- Sarrasin
- Chia

• 1 petite cuillère de graines oléagineuses :
- Lin (Moudre impérativement) ou Sésame (Moudre impérativement).
- Amandes ou Noisettes ou Noix.
- Pignons ou Tournesol ou Courge.

• 1 banane bien mûre, écrasée ou en rondelles.
• 1 fruits de saison (mûrs).

Un peu de curcuma avec éventuellement un peu de poivre noir.
Un peu de vitamine D et un peu de vitamine K2.

Je me régale chaque matin !

Et bien évidement je remercie DIEU d'avoir crée ces plantes qui nous aide à survivre dans un monde déchu...

Pour en savoir plus à ce sujet : http://origine1.blogspot.com/

jeudi 5 octobre 2017

Le dioxyde de titane



Bonbons, biscuits, médicaments : sachez éviter le dioxyde de titane
  1. Gérard Tremblin Professeur émérite de biologie végétale, Le Mans Université
  2. Brigitte Moreau  assistant ingénieur biologie, Le Mans Université
Déclaration d’intérêts

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.
Le dioxyde de titane est utilisé dans les sucreries, pour leur donner un aspect brillant, mais aussi dans les médicaments, pour rendre blancs les comprimés. 

Les contrôles sur les aliments vont être renforcés pour vérifier s’ils contiennent l’additif E171 et ses nanoparticules de dioxyde de titane, dont les Français, pour la plupart, ignoraient tout avant l’été. Suite aux alertes lancées par des ONG, confirmées par les études du magazine 60 millions de consommateurs, le gouvernement a annoncé le 31 août davantage de tests sur la présence de ces nanoparticules.. Ils se traduiront, en cas de résultat positif, par la mention « Nano » sur les étiquettes des produits. Un règlement européen impose en effet depuis 2013 la présence de cette information sur les emballages.


De quoi parle-t-on exactement ? Le dioxyde de titane, ou TiO2, est un sel naturel produit à partir de plusieurs minerais (anatase, ilménite, brookite et rutile), exploités dans différents pays comme le Brésil, la Chine, le Canada ou l’Australie. Obtenu après traitement chimique de ces minerais, il se présente sous la forme d’une poudre blanche très fine. On le retrouve dans de nombreux produits alimentaires comme les bonbons, les pâtisseries industrielles ou les plats cuisinés, où il est utilisé pour donner un aspect brillant. On le trouve aussi dans certains médicaments et dans des produits cosmétiques, où il a une fonction d’opacifiant blanc.

Un additif classé « cancérigène possible »


Quel est le problème ? Depuis plus de dix ans, le dioxyde de titane est suspecté par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) d’être un cancérigène possible pour l’homme. Mais la chose n’étant pas absolument démontrée, il reste, à l’heure actuelle, autorisé.
Dans les aliments, le TiO2 peut être sous deux formes : micro ou nano particules, le plus souvent un mélange des deux. Une nanoparticule a une dimension comprise entre 1 et 100 nanomètres (milliardième de mètre) donc bien inférieure à celle d’une cellule humaine.

Sur le fond, le dioxyde de titane ne sert pas à grand-chose. Beaucoup d’industriels reconnaissent d’ailleurs que le TiO2 ne présente aucun avantage tangible pour le consommateur. On peut donc se demander pourquoi l’on tarde autant à l’interdire. Son intérêt principal réside, en fait, dans son faible coût. Cela explique que sa production atteigne plus de cinq millions de tonnes par an à l’échelle mondiale.

Identifier les aliments dans lesquels il est présent

Que peuvent faire, alors, les consommateurs ? Dans l’attente d’une future réglementation, voire d’une interdiction, mieux vaut respecter le principe de précaution et s’abstenir de consommer du dioxyde de titane. Toute la question est de savoir… dans quels aliments il est présent. L’ONG Agir pour l’environnement a enquêté à ce sujet et l’a identifié dans des centaines de bonbons, parmi lesquels les chewing-gums Malabar ou les bonbons M&M’s, ainsi que dans 1 300 produits de consommation courante. La teneur significative en TiO2 dans les aliments sucrés abondamment consommés par les enfants a été confirmée par l’enquête de 60 millions de consommateurs.

Sa présence, indiquée par le code E171, peut se vérifier simplement en regardant l’étiquette du produit que l’on s’apprête à acheter.
Verra-t-on apparaître bientôt, en plus, une mention spécifique sur les emballages quand le dioxyde de titane est présent sous forme de nanoparticules ? Tout dépendra de la pression exercée par le gouvernement.

Du dioxyde de titane dans les peintures ou le dentifrice

La présence du TiO2 dans notre environnement ne se limite pas à l’agroalimentaire. Il est également employé comme support de pigment dans les peintures, le papier, les plastiques, les céramiques. On le retrouve dans de nombreux produits de cosmétologie, dont certains, comme le dentifrice, sont d’utilisation courante. Du fait de la capacité du dioxyde de titane à absorber les rayonnements ultraviolets, on en trouve également dans les produits solaires.

Au niveau pharmaceutique, enfin, la situation est encore plus préoccupante : le TiO2 est présent dans plus de 4 000 médicaments actuellement commercialisés et abondamment prescrits. Le Doliprane, pour ne citer qu’un exemple, en fait partie. Dans les médicaments, comme dans la plupart des autres produits, le rôle du dioxyde de titane est essentiellement de rendre les produits plus blancs, donc moins inquiétants pour le patient. Une fonction esthétique, dont on pourrait se passer pour peu que les utilisateurs soit avertis du changement.
En attendant, on peut vérifier la présence du dioxyde de titane en lisant la notice du médicament. On le trouve effectivement dans beaucoup de pilules de couleur blanche. Mais il est évidemment aussi compliqué de se passer de bonbons que de changer de médicament !

Des conséquences sur la santé à préciser

Le dioxyde de titane peut être absorbé par voie digestive, en franchissant la paroi de l’intestin. Il peut aussi passer par voie cutanée ou respiratoire, ce qui doit alerter les personnels qui l’utilisent dans leur activité professionnelle. Brigitte Moreau, co-auteur de cet article, a d’ailleurs manipulé pendant plusieurs années de la poudre de dioxyde de titane dans un laboratoire pharmaceutique, sans en connaître les risques – heureusement de manière ponctuelle.

Les effets néfastes du dioxyde de titane sur la santé restent à préciser, dans la mesure où les nombreux essais de toxicité ont été réalisés sur des animaux. Les résultats sont souvent difficiles à transposer à l’homme.
Inhalé, le dioxyde de titane aurait un pouvoir inflammatoire et irritant aussi important que celui de la silice ou de l’amiante. De récents tests sur des rats et sur des cultures de cellules humaines ont mis en évidence une activité inflammatoire sur les poumons et le péritoine, entre autres, et donc un possible effet cancérogène.

Sous forme de nanoparticules, le TiO2 peut traverser les membranes cellulaires, et son fort pouvoir oxydant peut endommager l’ADN des cellules de façon irréversible. Du fait de leur taille nanométrique, ces particules peuvent, via la circulation sanguine, pénétrer dans des organes comme le foie ou le cerveau, alors que la plupart des substances toxiques sont habituellement arrêtées par les barrières physiologiques que constituent les épithéliums.

Ainsi, on se retrouve dans une situation qui ressemble fort à celle que l’on a vécue avec l’amiante. L’emploi de cette fibre n’a été interdit qu’en 1997, alors qu’on connaissait sa dangerosité depuis plus d’un siècle et qu’elle avait été classée comme cancérogène par le CIRC – bien tardivement – en 1973. Depuis ce scandale, le principe de précaution a gagné ses lettres de noblesse ; le problème posé par le dioxyde de titane est l’occasion, ou jamais, de l’appliquer.