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mercredi 19 octobre 2022

5 erreurs qui doublent votre risque d’Alzheimer

 



Vous l’ignorez sans doute, mais vous faites probablement en ce moment plusieurs erreursqui peuvent littéralement doubler votre risque de démence.

Je sais que dit de cette façon, ça peut faire un peu peur…

Mais rassurez-vous ! Vous allez voir que grâce à quelques changements simples dans votre quotidien, vous pouvez commencer dès aujourd’hui à inverser ce risque et à vous préserver de la maladie d’Alzheimer.

Erreur N°1 : 4 fois plus de risques si vous abusez de ce nutriment

En 2012, des chercheurs de la prestigieuse Mayo Clinic découvrent qu’un type de nutriment est directement lié à l’apparition de la démence : les glucides. L’étude, parue dans le Journal of Alzheimer's Disease, a suivi les habitudes alimentaires de 1230 personnes âgées de 70 à 89 ans pendant 4 ans.

Les participants qui consommaient le plus de glucides avaient pratiquement quatre fois plus de risques de souffrir de déficit cognitif que ceux qui privilégiaient les lipides et les protéines.

Il est vrai que les glucides servent de carburant à l’organisme, et plus particulièrement au cerveau. « Cependant, des niveaux élevés peuvent empêcher le cerveau d'utiliser ce sucre », explique Rosebud Roberts, l’auteur de cette étude. En fait, les glucides sont surtout indispensables aux personnes sportives ou qui dépensent beaucoup d’énergie, et bien moins lorsque nous prenons de l’âge et devenons moins actifs.

Réduisez donc votre consommation de glucides, et vous réduirez vos risques de démence. Et attention, il ne s’agit pas seulement de diminuer votre consommation de sucreries, sodas, desserts… mais aussi de féculents : pain, pâtes, pommes de terre, céréales, riz…

Erreur N°2 : les médicaments qui vous rendent dément

Vous ne connaissez peut-être pas le terme « anticholinergique ». Pourtant, parmi ce type de médicaments on trouve un grand nombre de pilules couramment prescrites, parfois même sans ordonnance : antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques, antihistaminiques (asthme, allergies), ou encore des médicaments contre les troubles cardiaques et l’hypertension.

Or une importante étude publiée dans la très sérieuse revue JAMA a révélé que ces médicaments sont liés à une augmentation du risque de démence. C’est ce que les recherches ont montré après avoir analysé les données de 3434 patients sur une période de 10 ans.

Et ce n’est pas mieux en ce qui concerne les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Une équipe de l’université de Bonn, en Allemagne, vient de découvrir que ces médicaments utilisés contre les brûlures d'estomac augmentent de 40 % le risque de développer des troubles cognitifs.

Et le plus effrayant est que vous n’avez même pas besoin d’en consommer tous les jours pour endommager vos neurones : une ordonnance tous les trois mois suffit à faire grimper en flèche vos risques de démence !

Avant d’utiliser ces médicaments, il est donc primordial de vérifier auprès de votre médecin si ceux-ci sont vraiment indispensables et si vous ne pouvez pas en utiliser d’autres moins néfastes… ou mieux encore : les remplacer par des remèdes naturels.


 

Erreur N°3 : ce qui arrivera si vous ne sortez pas de l’ombre

Vous savez peut-être que s’exposer au soleil est quasiment notre seul moyen de synthétiser la précieuse vitamine D, indispensable à la bonne santé de notre organisme…

Eh bien, sachez que la vitamine D est également essentielle pour vous préserver de la démence. En menant une vaste méta-analyse, des chercheurs chinois ont trouvé que les personnes qui ont un faible taux de vitamine D sont plus susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence que les autres[4].

Pensez donc à exposer votre peau au soleil durant une vingtaine de minutes par jour, de préférence entre 11 h et 15 h, et sans aller jusqu’à la rougeur.

En France, nous ne pouvons synthétiser de la vitamine D à partir du soleil qu’entre avril et septembre. Le reste de l’année, il est donc vivement conseillé de prendre des compléments de vitamine D3 à hauteur de 4000 UI par jour.

Erreur N°4 : faites-vous assez d'exercice ?

Pour éviter de perdre vos capacités cognitives, les médecins vous recommandent souvent de faire des exercices mentaux (mots croisés, sudoku, jeux de mémoire).

Mais prendre soin de votre physique est tout aussi important pour le cerveau : on a d’ailleurs récemment découvert qu’une activité régulière peut réduire le risque de démence en augmentant les connexions neuronales et en freinant le rétrécissement du cerveau.

Faire de l’exercice permet également d’augmenter votre flux sanguin et d’envoyer de l'oxygène et des nutriments partout dans votre corps, y compris dans votre cerveau.

Il a par exemple été prouvé que l’aérobic peut limiter le déclin cognitif et le développement d’Alzheimer. Mais tous les sports qui sollicitent vos muscles sont également efficaces : course à pied, vélo, tennis, escalade, musculation…

Erreur N°5 : le pire moyen de détruire votre cerveau

Il n’y a rien de pire pour votre cerveau que de sacrifier vos heures de sommeil. Un manque de sommeil permettrait au bêta-amyloïde, une protéine liée à la maladie d'Alzheimer, de s’accumuler plus facilement dans votre cerveau.

Si vous voulez réduire votre risque d’Alzheimer, vous avez impérativement besoin de suffisamment de sommeil de qualité (en moyenne 8 heures par nuit).

Ainsi, pour limiter efficacement le risque de souffrir un jour de la maladie d’Alzheimer, pas besoin de vous lancer dans un régime très contraignant ou dans un bouleversement total de votre mode de vie.

Commencez d’abord par éviter ces 5 erreurs courantes. Vous verrez, ce n’est pas si compliqué. Ça vous demandera peut-être un effort au début, mais très rapidement, ces petits changements dans votre quotidien deviendront des habitudes.

Et ça en vaut vraiment la peine.

Florent Cavaler


lundi 1 août 2022

Médicaments à fuir comme la peste

Faut-il revoir la définition du mot « médicament » ?

Quand je vois la nocivité de certains, je me demande si leur but est vraiment d’améliorer notre santé.

Parmi ceux-ci, j’ai sélectionné pour vous les 5 médicaments les plus dangereux, ceux qu’il faut éviter autant que possible.

Bien sûr, je vous donne aussi des alternatives 100 % naturelles, et garanties sans effets secondaires.

1. La pilule préférée… des suicidaires

La méthode la plus utilisée par les personnes qui veulent se suicider, c’est l’ingestion de paracétamol.

Il faut dire que le paracétamol est l’un des médicaments les plus vendus, et aussi l’un des plus mortels :

Chaque boîte contient une dose létale de paracétamol.

C’est la première cause d’hospitalisation pour insuffisance hépatique aiguë, qui nécessite une greffe de foie… Une étude d’observation menée en Grande-Bretagne dans un service de transplantation du foie a montré que 66 % des patients avaient été admis à la suite d’une overdose de paracétamol.

Pour éviter d'en arriver là, il est donc indispensable de prendre quelques précautions.

Paracétamol ne devrait pas rimer avec alcool

Le paracétamol ne doit jamais être utilisé lorsque le foie est fatigué : par exemple après une soirée arrosée, ou en parallèle à d'autres traitements nocifs pour le foie (les statines, par exemple).

Les doses maximales utilisables devraient également être revues à la baisse : une méta-analyse montre que les personnes qui prennent du paracétamol aux doses conseillées (0,5 à 1 g toutes les 4 à 6 heures) voyaient une augmentation de 23 % du risque de mortalité. Ce risque grimperait même à 63 % si les patients ont plusieurs prescriptions rapprochées dans le temps.


2. Deux fois plus d’infarctus avec ce médicament

Dans la famille des antidouleurs, les AINS ne font pas beaucoup mieux que le paracétamol.

Ils sont peut-être moins toxiques pour le foie que le paracétamol, mais ils le sont beaucoup plus pour les reins…

Et pire encore : on sait depuis 2005 qu’ils multiplient par deux le risque d’infarctus du myocarde.

En mai 2013, The Lancet, une des revues médicales les plus réputées au monde, a publié une méta-analyse de plusieurs études sur les risques des AINS.

L’étude a montré que la fréquence des accidents cardiovasculaires est 30 % plus élevée chez les consommateurs de coxibs et de diclofénac.

L’ibuprofène augmenterait également le risque dans une moindre mesure. Quant au naproxène, il augmenterait davantage les problèmes intestinaux (perforations, obstructions, saignements) que les autres AINS testés.

Mais ce n’est pas tout : les AINS ont encore d’autres effets secondaires, peu ou pas évoqués : dépendance, perméabilité intestinale, ralentissement du développement musculaire…

Soulager la douleur par le toucher

Pour vous aider à soulager la douleur autrement, je vous donne un aperçu des meilleures approches naturelles validées par la littérature scientifique :

  • Cervicalgies : les techniques de massage soulagent nettement la douleur à court terme, en plus d’apaiser l’anxiété et d’améliorer la qualité de vie.
  • Migraines et céphalées sévères : la relaxation est la technique la plus efficace pour espacer la fréquence des crises et diminuer l’intensité des douleurs.

3. Comment doubler votre risque de mourir

Avec les somnifères, il ne faudrait jamais dépasser 4 semaines de traitement.

Mais en pratique, ces recommandations sont rarement respectées.

Conséquences : amnésie, perte de conscience, troubles de la mémoire, dépendance, etc. Les somnifères pourraient même accélérer l’évolution d’Alzheimer si la durée du traitement dépasse six mois.

Une étude parue dans le British Medical Journal vient de montrer que les somnifères peuvent multiplier par deux le risque de mourir chez les consommateurs plus ou moins réguliers.


 

jeudi 14 avril 2022

Préserver vos neurones

 Mangez du bon gras pour préserver vos neurones

Votre cerveau est l’organe le plus gras de votre corps ! 60 % de sa matière sèche est de la graisse.

 Il semble donc logique qu’il ait besoin de gras pour être opérationnel.

Mais pas n’importe lequel : il se nourrit d’acides gras poly-insaturés : oméga-3 et 6.

Sans eux, le cerveau ne peut pas former des neurones ou encore assurer la croissance des synapses.

Si les oméga-6 se trouvent facilement dans notre alimentation (huile de tournesol, de pépin, de raisin, viandes…), les oméga-3 sont plus rares. Il faut les privilégier.

Surtout sachant que l’excès d’oméga-6 dans le corps s’oppose à la bonne utilisation des oméga-3. 

L’Anses préconise un ratio d’un oméga-3 pour 5 oméga-6.

Et ne négligez pas les oméga-3 car ils jouent un rôle clé dans l’entretien des membranes cellulaires cérébrales. 

Ils possèdent aussi une action anti-inflammatoire, anti-agrégation plaquettaire et anti-hypertension, bénéfique à la santé cérébrale.

Des chercheurs ont mis en évidence comment ces acides gras peuvent améliorer la capacité du système immunitaire à effacer les plaques amyloïdes du cerveau. Ces dernières représentent une des caractéristiques principales de la maladie d’Alzheimer.

Selon plusieurs études, de bons apports en oméga-3 pourraient retarder l’apparition de maladies neurodégénératives.

À l’inverse, les graisses saturées en excès (beurre, viandes grasses, charcuteries, fromages, produits transformés…) s’avèrent néfastes car elles augmentent le risque d’AVC.

Misez ainsi sur une alimentation riche en poisson gras en privilégiant les petites espèces (anchois, sardines, maquereau, hareng), moins polluées.

Pensez aussi à varier vos huiles : d’olive, de colza, de lin ou de noix (2 cuillères à soupe par jour). 

Choisissez-les vierge voire vierge extra.

Intégrez également une petite quantité (20 à 30 g) de fruits à coque (noix, noisettes, amandes).

Enfin, intégrez les oeufs à vos plats. Ils sont riches en oméga-3 et permettent aussi de varier les plaisirs.

Prenez les bio et qui respectent le bien-être animal (élevé en plein air).

Limitez les graisses d’origines animales.

Les graisses animales présentent le gros désavantage d’être riches en gras saturés qui en excès sont délétères.

Mais n’allez pas croire que toutes les graisses végétales sont constituées uniquement d’acides gras poly-insaturés.

L’huile de coco par exemple est riche en gras saturés. 

En alimentation, rien n’est simple et chaque aliment a ses particularités.

Ainsi, retenez qu’il faut limiter votre consommation de :

viandes grasses, charcuterie (préférez-les maigres ou dégraissées), beurre (10 g maximum par jour si vous en avez envie), fromage (30 g occasionnellement), produits laitiers : misez sur les demi-écrémés en priorité.



mardi 31 décembre 2019

170 scientifiques alertent sur les dangers sanitaires de la 5G


Cent soixante-dix scientifiques, issus de 37 pays dont la France, demandent un moratoire sur le déploiement du réseau de téléphonie mobile de cinquième génération (5G) « jusqu’à ce que des études d’impact sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes aient été réalisées préalablement à toute mise sur le marché ».

Le déploiement de la 5G « conduirait à une augmentation générale et massive de l’exposition aux ondes du sans-fil », alertent-ils. Ce nouvel appel des scientifiques est relayé ce 13 septembre par l’association Robin des Toits. Il intervient après celui lancé, en mai 2015, par 190 scientifiques de 38 pays demandant à l’ONU et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de promouvoir des mesures préventives afin de limiter les expositions. En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS avait classé les radiofréquences comme « cancérogènes possibles pour l’Homme« .


« Depuis l’appel de scientifiques de 2015, de nouvelles recherches ont confirmé de manière convaincante les graves risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-CEM) », déclarent les scientifiques en soulignant des risques de cancer du cerveau chez les humains, de maladie d’Alzheimer, d’infertilité humaine ou de symptômes de l’électro-hypersensibilité (céphalées intenses, troubles de la concentration, troubles du sommeil, épuisement ainsi que des symptômes similaires à ceux de la grippe) ».

Les premières offres 5G pourraient voir le jour en France à l’horizon 2020-2022. Robin des Toits « soutient cet appel de scientifiques et de médecins de grand renom pour que la 5G ne soit pas mise sur le marché : il serait irresponsable et criminel de traiter la population en cobaye alors que les radiofréquences sont peut-être cancérigènes d’après l’OMS … », déclare Etienne Cendrier, porte-parole de l’association.

Source: Actu-Environnement


mercredi 20 mars 2019

Six règles pour régénérer son cerveau



Vous venez d’atteindre la cinquantaine ou, peut-être même avez-vous dépassé cet âge ? Vous n’imaginez sans doute pas que, dans cette région de votre cerveau que l’on nomme l’hippocampe, une structure clé pour la formation de vos souvenirs et pour la bonne gestion de vos émotions, tous les neurones présents à l’époque de votre naissance ont été remplacés depuis par des neurones fraîchement produits à partir de cellules souches du cerveau.

Nous avons tous le potentiel de régénérer notre cerveau, à tout âge. Seulement il y a des conditions à respecter pour que cette fontaine de jouvence puisse jaillir, comme le montre la recherche sur les animaux. Prenez une souris dans un élevage standard et placez-la dans une cage dépourvue de congénères, aseptisée, avec une nourriture invariante, sans objets à découvrir au cours de ses explorations. En gros l’enfer et la prison, dans sa vie de souris. Vous constaterez qu’en deux à trois semaines, la production de nouveaux neurones dans son cerveau aura été réduite de 50 %. Cette malheureuse souris, vous allez en plus la stresser et vous verrez alors que cette production disparaîtra totalement.

Prenez la même souris et placez-la, cette fois, dans un univers enrichi, stimulant. Vous allez placer des objets nouveaux dans sa cage, des congénères avec lesquels elle pourra communiquer au quotidien. Vous allez lui proposer un peu d’exercice physique, en installant une petite roue sur laquelle elle pourra s’entraîner. En l’espace de quelques semaines, elle aura multiplié par trois le taux de production de nouveaux neurones.
Dans la première expérience, on voit que le cerveau se détruit sous l’effet de la routine. Dans la seconde, on s’aperçoit que le cerveau se nourrit du changement.

Une pouponnière à neurones dans notre cerveau

Ceci est vrai car nous hébergeons dans notre cerveau une espèce de pouponnière dans laquelle sont abritées des cellules souches neuronales. Celles-là mêmes qui ont permis de construire notre cerveau à l’âge embryonnaire et que nous avons emmenées avec nous après la naissance. Grâce à ce dispositif, au moment même où vous me lisez, de nouveaux neurones jaillissent dans votre cerveau.
Mais pour les produire, il y a six principes à satisfaire. Et ce n’est pas en restant assis sans rien faire que ça va se passer…

Premier principe : il faut s’ouvrir au changement et fuir la routine. Socrate nous dit : la sagesse commence avec l’émerveillement. On parle ici de l’émerveillement d’apprendre et de comprendre. Il s’agit de respecter la libido sciendi, le désir d’apprendre et de comprendre propre à l’être humain.

Passons au second principe. Le cerveau est malléable car il est « informable ». C’est en effet l’information qui invite nos circuits cérébraux à se régénérer, mais de quel type d’information parlons-nous ? Aujourd’hui nous sommes confrontés à un vrai problème. Nous vivons dans un écosystème numérique alors sans rien faire, nous sommes bombardés d’information. Il nous faut apprendre à lutter contre ce trop-plein. Nous sommes abonnés à des blogs, des lettres. Nos téléphones sonnent, vibrent. On s’aperçoit que ce type d’information, qui nous conduit juste à savoir, est délétère.

Le cerveau bombardé d’information, qui sait mais n’a pas compris, est condamné à l’anxiété. En tant que sujet je deviens un spectateur, au lieu d’être un acteur. Il est important, pour nous tous, de trier l’information utile, c’est-à-dire l’information qui nous fait comprendre, et de laisser de côté l’information futile, qui nous fait juste savoir. Celle-là, on n’en veut plus ! Dit autrement, mon deuxième principe nous invite à lutter contre l’infobésité.

Troisième principe : gardons-nous de la tentation facile des anxiolytiques et des somnifères. Parce que l’objectif de ces substances, c’est justement de ne pas laisser émerger ce cerveau qui cherche à comprendre. Vous ne voulez plus ruminer en allant travailler ? On va vous donner des substances avec lesquelles vous allez marcher en cerveau automatique, ce cerveau même qui est utile pour savoir mais pas pour comprendre. En prenant ces médicaments de façon chronique, vous ne pouvez plus satisfaire au premier principe qui est, je le rappelle : ouvrez-vous au changement et donnez du sens à ce changement.

Le quatrième principe consiste à lutter contre la sédentarité. Parce que la science nous dit qu’en cas d’activité physique, les muscles produisent des substances chimiques qu’on appelle les facteurs trophiques. Par voie sanguine, ceux-ci viennent agir sur le cerveau et en particulier sur la pouponnière, la fontaine de jouvence, et l’incitent à produire plus de neurones. Il existe une corrélation directe entre l’activité musculaire et la production de nouveaux neurones. Alors, choisissez la marche, plutôt que le métro ou la voiture.

Cinquième principe : prenons acte que notre cerveau est une véritable chambre d’écho de l’autre, de notre prochain. Nous n’avons pas le contrôle sur certaines parties de notre cerveau, dont l’engagement dépend de l’exposition à autrui, à l’alter ego. C’est ce qu’on appelle, globalement, le cerveau social. Dit autrement, plus vous allez cultiver votre altérité, fuir l’isolement, plus votre cerveau sera enclin à produire de nouveaux neurones.

Il existe encore un sixième principe à respecter. Très récemment, les neurosciences associées avec la microbiologie nous ont appris qu’il existait une flore intestinale dont la communication avec le cerveau est permanente. En fonction de votre régime alimentaire, notamment si vous consommez des fibres et une alimentation variée, vous allez encourager la prolifération de certaines espèces bactériennes qui vont concourir à cette prolifération de neurones. À l’inverse, si votre nourriture devient peu variée, riche en sucre et en graisse, vous allez favoriser la prolifération d’espèces bactériennes qui sont de véritables verrous, bloquant la production de nouveaux neurones, et ce quelque soit votre âge.

Pierre-Marie Lledo, Neurobiologiste, Institut Pasteur



Commentaire de Pierre :

Notre cerveau est probablement l'organisme le plus complexe de l'univers.
Notre Créateur a une intelligence inouïe et insondable, c'est à lui seul que revient toute la gloire !

samedi 22 octobre 2016

Incroyable : Aloïs Alzheimer s’adresse à vous


Professeur Henri Joyeux
Moi, Aloïs Alzheimer, j’ai des choses importantes à vous dire.

Ces informations sont destinées à tous. Au grand public parfaitement capable de me comprendre, et en même temps à tous les collègues scientifiques, femmes et hommes de santé, quelles que soient leurs spécialités : chercheurs, médecins, pharmaciens, sages-femmes, infirmier(e)s, kinésithérapeutes, naturopathes, ostéopathes, chiropracteurs, médecine chinoise…
« Le psychiatre au microscope » [1]


Je m’appelle Aloïs Alzheimer. Je suis né plus d’un siècle après James Parkinson, en 1864. James lui, est né en 1755. Il a vécu toute sa vie à Londres où il est décédé en 1824. Il a décrit sa maladie en 1817.

Moi, Aloïs Alzheimer, j’ai été médecin en Bavière, psychiatre et neurologue, mais aussi neuro-pathologiste. Cela veut dire que j’ai connu le cerveau de l’intérieur. J’ai pu le scruter après la mort des patients et relier leurs troubles avec la traduction anatomique et même histologique. J’ai donc appris avec les moyens de mon époque à analyser le tissu cérébral au microscope.

J’ai été surnommé par mes collègues « le psychiatre au microscope». J’ai découvert dans le cerveau des patients très âgés ce que j’ai appelé la « sclérose miliaire [2] », faisant référence aux atteintes multiples des poumons dans la tuberculose à l’époque. Le terme de « plaques séniles » ne sera donné que plus tard en 1898.

C’est grâce à cette triple compétence que j’ai pu décrire la maladie qui porte mon nom. J’ai publié en 1906 un premier cas typique de cette maladie à la 37ème conférence des psychiatres allemands.

L’histoire du premier patient que j’ai publiée a été présentée par ses initiales, A.D. Ce sont celles d’Augusta Deter, née en mai 1850, mariée à Karl Deter. Ce dernier a amené son épouse à l’asile municipal de Francfort-sur-le-Main le 25 novembre 1901. Elle est décédée le 8 avril 1906. Quelle joie pour moi : le dossier médical a été retrouvé dans les caves de la clinique en 1995 et les préparations histologiques de son cerveau à Munich en 1997.

Vous les spécialistes, sachez que l’analyse des coupes du cerveau d’Augusta a permis de reconstituer le génotype de l’apo-lipoprotéine E, puis de révéler en 2013 qu’elle avait une forme génétique (gène de la présiniline, dans moins de 1% des cas) de maladie d’Alzheimer liée à une mutation du gène PSEN1 sur le chromosome 14. Évidemment à mon époque je ne pouvais pas le savoir.

Le deuxième cas, je l’ai publié en 1911. Entre temps, ce type de démence avait déjà été baptisé « maladie d’Alzheimer » (« Alzheimer Krankheit ») en 1910 par mon patron de la chaire de psychiatrie de Munich, Emil Kraepelin, qui m’avait pris sous son aile.

Fort de cette reconnaissance et de ce soutien, Moi Alzheimer, j’ai pu fonder l’école de neuropathologie de Munich et j’ai été nommé professeur de psychiatrie à Breslau.
De mon temps la barrière entre démence « présénile » et « sénile » a été fixée à 65 ans, car elle correspondait à l’âge de la retraite dans l’Empire allemand.

J’ai fini ma vie très jeune à 51 ans en 1915 [3] en Prusse, des complications rénales et cardiaques d’un rhumatisme articulaire aigu. On me sauverait aujourd’hui.

Voici l’essentiel de toutes les connaissances épidémiologiques récentes

Les femmes sont plus touchées que les hommes. Une étude britannique a noté qu’une année de plus de travail avant le départ à la retraite retarderait de 6,8 semaines la survenue de ma maladie d’Alzheimer. De plus, chaque année supplémentaire de travail après 60 ans diminue les risques de 3 %. Et les personnes retraitées à 65 ans ont 15 % de risques en moins par rapport à celles ayant pris la retraite à 60 ans. Le travail a donc un rôle bénéfique ! Une bonne raison pour reculer enfin l’âge de la retraite.

La maladie dont je porte le nom, c’est l’effacement des souvenirs – nous verrons lesquels – et une dégénérescence qui altère le jugement et évolue jusqu’à la démence.
Plus de 3 % des personnes de plus de 60 ans sont atteintes. [4] Le taux frise déjà 15 % chez les personnes de 90 ans, les femmes étant plus souvent atteintes (1,4 femme pour 1 homme).
Cette maladie atteint 20 % des jeunes octogénaires. 1 femme sur 4 et 1 homme sur 5 à partir de 85 ans.

L’incidence compte 1,5 % de la population atteinte entre 60 et 70 ans, 5 % entre 70 et 80 ans, 15 % entre 80 et 90 ans et 40 % au-delà de 90 ans. Selon un rapport publié en 2012 par l’Organisation internationale de la santé et la Fédération des associations pour Alzheimer, la probabilité d’avoir la maladie double tous les cinq ans après 65 ans.

En 2013, l’association Alzheimer Disease International estimait le nombre de personnes atteintes d’Alzheimer ou d’une autre démence dans le monde à 44 millions et le chiffre serait de 76 millions en 2030 et de 135 en 2050. C’est énorme et fort heureusement les solutions sont désormais à votre portée.

En France, les démences [5] atteignent 225 000 personnes de plus chaque année, dont 150 000 seraient porteurs des anomalies que j’ai décrites.

Certains ont intérêt à affoler la population


En 2015, rien qu’en France, ce sont près d’un million de patients qui souffrent, dont une grande majorité d’Alzheimer. Officiellement, on dit que 50 % des malades restent inconnus des services de santé... Méfions-nous de ce type d’affirmation qui nous paraît outrancière et porteuse d’angoisse...

Il n’en est pas moins vrai que la maladie se diffuse très, trop, rapidement : selon les dernières projections, il y aura en France 1,3 million de malades en France en 2020 et 2 millions en 2040. Dans le monde, on compterait déjà 24 millions de personnes atteintes. Et leur nombre doublerait tous les vingt ans. En 2040, pas moins de 80 millions d’individus pourraient être affectés. [6]

Cette maladie est la première cause de dépendance.

Des dépenses faramineuses pour l’assurance maladie.
La prise en charge mensuelle d’un patient vous coûte entre 1 750 € au début de la maladie et 4 000 €, au moins, dans les phases avancées. L’association France Alzheimer a calculé qu’il faut entre 1 500 et 1 600 € par mois – une fois les aides perçues –, lesquels restent à la charge de la famille pour les malades en établissement.

En 2008, la Fondation Médéric Alzheimer comptait déjà 1 533 établissements de soins ayant au moins une unité spécifique pour patients atteints d’Alzheimer. Le nombre de places est passé de 22 430 à 28 000 en deux ans soit plus 25 %. Tout cela a un coût et, évidemment, l’Assurance maladie, déjà avec un déficit abyssal, est incapable de prendre en charge les soins nécessaires à de tels patients. Le coût de la maladie d’Alzheimer dans votre pays, la France, atteint près de 10 milliards d’euros, soit 22 099 € par patient, dont 44 % assumés par les familles. C’est la même chose dans mon pays l’Allemagne.

Pourquoi les personnes âgées se suicident autant

La peur peut conduire au suicide : 3 à 4 fois plus chez les personnes âgées [7] parce qu’elles sont mal comprises et mal soutenues.
C’est logique quand on est mal préparé au vieillissement, quand on le refuse, quand on se noie dans le pessimisme, l’amertume et les médicaments qui vont avec. Lesquels transforment l’individu en légume, comme disent les jeunes.

C’est à se demander si Moi, Alzheimer, je ne suis pas devenu un nouveau nom pour désigner le naufrage de la vieillesse. Les détracteurs de la médicalisation des phases normales de la vie (du Trouble du déficit d´attention avec ou sans hyperactivité (TDHA) chez l’enfant, à l’Alzheimer chez le vieillard, en passant par la bipolarité chez l’ado, la ménopause ou l’andropause plus tard...) vous répondent déjà par l’affirmative.

On observe un élargissement des critères-diagnostics qui augmentent de facto le nombre de malades. Et les maladies dégénératives, comme bien des maladies chroniques que l’on ne sait pas guérir, sont des aubaines pour l’utilisation de traitements qui, s’ils peuvent tout au plus améliorer l’état des malades (parfois), les maintiennent surtout dans une dépendance chimique au long cours.

On ne peut pour autant tout rejeter et nier l’évidente progression de ces maladies ou réduire à néant le dur travail des médecins sur le terrain et les recherches auxquelles se livrent des équipes scientifiques dans le monde entier depuis une trentaine d’années.
Je vous conseille d’éviter le stress collectif et je vais y contribuer dans cette lettre.

Les signes de la maladie qui porte mon nom

Je vous rappelle qu’il s’agit d’une maladie neurodégénérative du tissu cérébral, avec perte progressive des neurones. Elle entraîne la perte irréversible des fonctions mentales, et notamment de la mémoire. C'est la forme la plus fréquente de démence chez l'être humain.

En réalisant l’étude histopathologique du cerveau de ma patiente, nommée Augusta Deter, atteinte de démence, j’ai mis en évidence la présence de deux types de lésions dans le cerveau : les plaques séniles, nommées aujourd’hui agrégats bêta-amyloïdes, et les dégénérescences neurofibrillaires, filaments de protéine tau anormale qui s’agrègent dans les neurones et provoquent à terme leur mort.

Le premier symptôme est souvent une perte des souvenirs (amnésie), se manifestant initialement par des distractions mineures, qui s'accentuent avec la progression de la maladie. Les souvenirs plus anciens sont cependant relativement préservés.

L'atteinte neurologique s’étend par la suite aux cortex associatifs frontaux et temporo-pariétaux, se traduisant par des troubles cognitifs plus sévères (confusions, irritabilité, agressivité, troubles de l'humeur et des émotions, des fonctions exécutives, et du langage) et la perte de la mémoire à long terme. La destruction des neurones se poursuit jusqu'à la perte des fonctions autonomes et la mort.

Le diagnostic de la maladie à laquelle, Moi, Aloïs Alzheimer, j’ai donné mon nom, repose essentiellement d’abord sur l'interrogatoire, des tests neuropsychologiques, et sur la mise en évidence d'une atrophie corticale qui touche d'abord le lobe temporal interne et notamment l'hippocampe, régions importantes pour la mémoire. Cela est visible sur les IRM et le DAT Scan, ce dernier permettant de différencier une démence à corps de Lewy de la maladie qui porte mon nom.

Elle est généralement diagnostiquée à partir de l'âge de 65 ans. Des formes précoces, plus rares (moins de 5 % des patients), peuvent cependant apparaitre beaucoup plus tôt. Les premiers signes sont souvent confondus avec les aspects normaux de la sénescence, une dépression, un stress ou d'autres pathologies neurologiques comme la démence vasculaire. Elle fut ainsi sous-diagnostiquée jusque dans les années 1960.

La vitesse et l'évolution de la maladie sont variables d'un individu à l'autre, ce qui rend difficile tout pronostic précis. L'espérance de vie varie ainsi de 3 à 8 ans selon l'âge du patient au moment du diagnostic. Avec l'évolution de la maladie, les patients souffrent parfois de rejet de la part de la société et de leur famille.

Étant donné la prévalence de la maladie, un important effort est mené par la recherche médicale pour découvrir un médicament qui permettrait de stopper le processus neurodégénératif. Plusieurs essais cliniques qui ont pour but de nettoyer le cerveau des plaques séniles ont échoué.

Il n'y a actuellement pas de traitement qui diminue la progression de cette maladie. Les soins proposés sont principalement d'ordre palliatif, et n'ont qu'un effet limité sur les symptômes. Cependant la stimulation cognitive, l'exercice physique et un régime alimentaire de type méditerranéen, des boissons abondantes, pourraient retarder l'apparition de troubles cognitifs chez les personnes âgées trop souvent déshydratées.

Pour trouver un traitement préventif et curatif (du moins jusqu’à un certain stade de la maladie), il est indispensable de connaître les causes
À ce jour, toutes les pistes de recherche qui consistaient à déterminer les origines des 2 types de lésions observées dans le cerveau ont échoué. Il n’y a actuellement aucun traitement qui diminue la progression de cette maladie.

Depuis de nombreuses années, la principale piste de recherche vise à s'attaquer aux plaques amyloïdes qui se forment entre les neurones au cours de la maladie, et aux agrégats de protéines tau formant les dégénérescences neurofibrillaires aÌ l'intérieur des neurones.

Cette voie de recherche est vouée à l’échec, car elle confond les conséquences de la maladie, en l’occurrence les plaques séniles et les dégénérescences neurofibrillaires, avec ses véritables causes.

En effet l’accumulation de protéines bêta-amyloïdes (plaques séniles) et de filaments de protéines tau anormales (dégénérescence neurofibrillaires), qui provoque à terme la mort des neurones, ne sont que des débris protéiques qui résultent de la destruction de structures protéiques neuronales par les radicaux libres oxygénés toxiques pour vos neurones.

La solution appartient à l‘extraordinaire découverte révélée récemment par le Pr Jean-Bernard Fourtillan.

C’est la révélation de la régulation du système Veille-Sommeil, constitué de 3 hormones sécrétées par la glande pinéale pendant la nuit, entre 22 h et 6 h du matin. Elle dévoile les causes de la maladie qui porte mon nom, ce qui permet d’en expliquer les symptômes.

Voici les causes de la maladie qui porte mon nom

Le professeur Jean-Bernard Fourtillan a donc fait une immense découverte en 1994 quant aux causes et aux traitements de ce que j’ai décrit. Il est professeur honoraire de chimie thérapeutique à la Faculté de Médecine et Pharmacie de Poitiers [8] en France.

Dans cette maladie dont je porte le nom, on observe un véritable effondrement des sécrétions des 3 hormones fabriquées simultanément par la glande pinéale entre 22h et 6 h du matin :
•    l’effondrement du taux de Mélatonine (MLT), hormone protectrice des neurones. Absente elle provoque la dégénérescence progressive des neurones.
•    l’effondrement parallèle de la sécrétion de la Valentonine (VLT) qui se traduit par les troubles du sommeil.
•    l’effondrement parallèle de la sécrétion du 6-Méthoxy-Harmalan (6-MH), hormone de la veille et de la cognition, qui se traduit par des troubles cognitifs dans la journée.
Les résultats des études de dosage de la Mélatonine dans les liquides biologiques chez des patients atteints de la maladie dont je porte le nom, publiées dans la littérature scientifique par différents chercheurs, sont unanimes : tous constatent par rapport à des sujets normaux de même âge, une diminution considérable de la sécrétion de Mélatonine, et par voie de conséquence des 2 autres hormones pinéales, 6-MH et Valentonine.

Il est donc possible de mettre en parfaite corrélation les symptômes avec l’effondrement des sécrétions des 3 hormones du système Veille-Sommeil par la glande pinéale.

Au terme ultime de la maladie, la glande pinéale ne fonctionne plus.

On savait déjà que la décroissance des taux de Mélatonine dans le liquide cérébrospinal est un des premiers signes. Il précède même les signes cliniques. Les taux de MLT dans le liquide cérébrospinal continuent de diminuer au cours de la maladie.

Les 3 conséquences de la déficience de la glande pinéale

1- Le manque de Mélatonine est directement responsable de la destruction progressive des neurones par les radicaux libres oxygénés.
En effet, de nombreux travaux expérimentaux permettent de considérer la Mélatonine comme un important antioxydant endogène, réducteur des radicaux libres, donc protecteur de vos neurones…En raison de ses propriétés réductrices, la Mélatonine est l’antioxydant le plus puissant que l’on connaisse dans les milieux biologiques ; supérieur à la vitamine E, au -carotène, à l’acide ascorbique (Vitamine C), au glutathion...

Ainsi la Mélatonine prévient par réduction des radicaux libres oxygénés, la dégénérescence des neurones en les mettant à l’abri des attaques oxydatives qui rouillent et abiment vos neurones.Pour les spécialistes, la présence, en quantité importante, de la 2-oxo-mélatonine dans le cerveau, que le Pr Fourtillan et son équipe ont mis en évidence par la technique de la spectrométrie de masse, démontre in vivo les propriétés antioxydantes de la Mélatonine, décrites par de nombreux auteurs.

Cette hormone traverse aisément les membranes cellulaires et se concentre dans les mitochondries [9] des cellules. Dans ces conditions, chez le sujet normal, les concentrations de Mélatonine dans le tissu neuronal, en contact avec le système ventriculaire qui fabrique le LCR (Liquide Céphalo-Rachidien), sont élevées.

Dans la maladie, les taux insuffisants de Mélatonine sont responsables des dommages oxydatifs produits par les radicaux libres. La décroissance des taux de Mélatonine est en relation directe avec l’apparition des amyloiÌdes observés dans la maladie.

Pour les spécialistes, parmi les radicaux libres oxygénés qui possèdent un électron célibataire (•), citons les plus abondants : l’anion radicalaire superoxyde O2 - , le radical hydroxyle HO• , le radical hydroperoxyde HO2•, les radicaux peroxyde ROO• et alkoxyle RO•, où R est une chaine carbonée, le monoxyde d’azote NO•, le peroxy-nitrite ONOO•, l'oxygène singulet •O-O•, et les radicaux libres oxygénés dérivant d'un acide gras.

Les radicaux libres endommagent aussi les graisses de l’organisme ainsi que ses protéines, en particulier la myéline qui entoure les fibres nerveuses (axones), laquelle permet le passage de l’influx nerveux.

2- L’effondrement de la sécrétion du 6-MH perturbant la cognition, est responsable de la perte de mémoire.
Ainsi la destruction progressive des neurones, avec réduction concomitante du volume du cerveau allant jusqu’à 30% de son volume entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales, et notamment de la mémoire courte en premier stockée normalement dans les Hippocampes.

Chez les patients atteints de la maladie qui porte mon nom, les neurones résiduels ne suffisent plus pour assurer la transmission des informations dans le cerveau. De plus, les deux hormones du jour, le 6-MH, et celle de la nuit, la Valentonine, - qui régulent les vies psychique et végétative, en modulant les réponses de récepteurs spécifiques aux 7 principaux neurotransmetteurs, et en modifiant les sécrétions des 7 glandes endocrines -, ne sont plus sécrétées.

Au stade ultime de la maladie, rien ne va plus. La glande pinéale a fini de fonctionner. Ce qui permet d’expliquer les signes cliniques et les symptômes qui s’aggravent jusqu’au stade terminal de la démence sénile.
3- Les conséquences de la découverte du système Veille-Sommeil pour la prévention et le traitement de la maladie qui porte mon nom
J’avais déjà remarqué, qu’existe une grande variabilité entre les individus, dans les risques d’exposition à la maladie qui porte mon nom.

Au cours des études de sécrétion de mélatonine réalisées par l’équipe du Pr Fourtillan chez des sujets jeunes et âgés, en bonne santé, on observe très bien la très grande variabilité des sécrétions de mélatonine, avec un facteur 13 entre les sécrétions pinéales extrêmes. Nous ne sommes donc pas égaux, pour ce qui concerne la sécrétion des 3 hormones par la glande pinéale. Le livre et la vidéo le démontrent de façon lumineuse.

Compte tenu de leurs biosynthèses en série par réactions chimiques d’acétylation, ces trois hormones sont produites et sécrétées, par la glande pinéale, dans les mêmes proportions. Ce qui signifie que toute variation quantitative, en déficit ou en excès, de la sécrétion pinéale, se répercute de la même façon sur les trois hormones.

Il en résulte deux conséquences logiques :

•    La Mélatonine va servir de marqueur de la sécrétion des trois hormones ; la mesure de sa concentration dans le plasma sanguin (en picogrammes [10]), en milieu de nuit, permet de connaître l’état du système Veille-Sommeil chez les patients.
•    Il faut co-administrer les trois hormones dans toutes les affections neurologiques dues à un hypofonctionnement de la glande pinéale, afin d’éviter un déséquilibre du système Veille-Sommeil, et de maintenir une régulation harmonieuse de l’organisme.
 Pour la prévention à venir
Le taux de Mélatonine mesuré dans le plasma sanguin en milieu de nuit permettra de connaître l’importance des sécrétions des 3 hormones pinéales, et l’état du système Veille-Sommeil. 

 Les traitements actuels sont inactifs

Les médicaments prescrits aux patients atteints sont au nombre de quatre.
•    La Mémantine : Ébixa® et génériques. Sa structure chimique est voisine de celle de l’amantadine (Mantadix®), médicament antiparkinsonien. Malheureusement, ce médicament a des effets secondaires comme des vertiges, des maux de tête et même des hallucinations.
Bien que la Mémantine ait été approuvée pour le traitement des formes modérées à sévères de la maladie d'Alzheimer, son usage a été recommandé contre l'avis du National Institute for Clinical Excellence du Royaume-Uni qui estime que le coût élevé de ce traitement ne vaut pas les bénéfices médicaux observés chez la plupart des patients. Autant dire qu’ils sont nuls ou très faibles et non significatifs.

•    Le Donézépil : Aricept®, inhibe une enzyme acétylcholinestérase [11], ce qui a pour effet d’empêcher la dégradation de l’acétylcholine qui jouerait un rôle dans la mémoire.
•    La Galantamine : Réminyl® et génériques. La galantamine inhibe l’enzyme acétylcholinestérase. Elle potentialise l'action de l'acétylcholine en empêchant sa dégradation dans la fente synaptique de l’articulation entre les neurones.
•    La Rivastigmine : Exelon® et génériques. La rivastigmine est un inhibiteur de l'acétylcholinestérase. En inhibant ces enzymes, la rivastigmine potentialise l'action de l'acétylcholine dans la fente synaptique en empêchant sa dégradation. Son action est qualifiée de parasympathomimétique indirecte. C'est grâce à ce mécanisme que l'on peut potentialiser les transmissions cholinergiques.
L’efficacité de ces médicaments sur les plans cognitif (pensée et mémoire), fonctionnel (activités quotidiennes), et problèmes comportementaux qui sont couramment associés à la maladie reste très modérée. Ils se sont déjà révélés incapables de ralentir significativement l’évolution de la maladie.

 Le nouveau traitement avec les 3 hormones pinéales

Elles sont fabriquées simultanément à des taux évidemment différents :

•    La Mélatonine, qui en inactivant, par réduction les radicaux libres oxygénés protègent les neurones.
•    Le 6-méthoxy-Harmalan, l’hormone de l’éveil et de la cognition, qui maintient l’organisme en mode éveil, entre 6h du matin et 22h.
•    La Valentonine, l’hormone du sommeil et de la nuit, qui maintient l’organisme en mode sommeil, pendant 8 heures, entre 22h et 6h du matin.

Lors d’enregistrements polysomnographiques, chez les patients atteints on, observe une diminution du sommeil paradoxal (REM), proportionnelle à leur état de démence, que l’on peut corréler avec la perte de mémoire. Ce qui est en corrélation avec l’effondrement des sécrétions pinéales de la Valentonine et du 6-Méthoxy-Harmalan.La décroissance des taux de Mélatonine est en relation directe avec l’apparition des plaques amyloiÌdes observées dans la maladie que j’ai décrite. Cette hormone, en protégeant les neurones des dommages oxydatifs, inhibe la formation de fibrilles d’amyloiÌde in vitro.Des radicaux libres en surnombre ont aussi un effet visible sur le vieillissement de la peau. Ils sont impliqués dans de nombreuses pathologies comme des cancers et les autres maladies neurodégénératives.

Aloïs Alzheimer tellement heureux de vous avoir informé.

A tous bonne chance et belle santé.



[1] Ces informations ont pour source le livre que j’ai co-écrit avec Dominique Vialard, journaliste scientifique international : « Tout savoir pour éviter sur Alzheimer et Parkinson » Ed. Rocher

[2] Aspect en grains de mil

[3] Aloïs ALZHEIMER

[4] En 2008 déjà, l’Assurance maladie dénombrait dans la colonne Alzheimer pas loin de 3 % des plus de 60 ans.

[5] La maladie à corps de Lewy ou démence à corps de Lewy représente 20 % des maladies neuro-dégénératives. Elle est en
général d’évolution rapide et touche surtout les personnes âgées. Les corps de Lewy ont été décrits par mon collègue le neuropathologiste Friedrich Heinrich Lewy, en 1912, qui travaillait dans mon propre laboratoire, Aloïs Alzheimer.
[6] Voir « Alzheimer Disease International », The Lancet, 16 décembre 2005. [7] Galen Chin-Lun Hung et al., « Predicting suicide in older adults – a community-based cohort study in Taipei City », Journal of Affective Disord, Taiwan, 2015; 172: 165-170.

[8] Poitiers est célèbre car le 25 octobre de l’an 732 non loin de Poitiers, le chef des Francs Charles Martel a repoussé une razzia musulmane venant d’Espagne, seulement 80 ans après la mort du Prophète Muhammad (vers 570- 632). En 853, la ville a accueilli durement les Normands. Plus récemment elle a créé le Futuroscope, 3e parc de loisirs français.

[9] Il s’agit de la centrale énergétique de la cellule.

[10] Technique mise au point par l’équipe du Pr Fourtillan.

[11] L’Alzheimer serait associé à une dégénérescence cholinergique. – La cholinestérase cellulaire est fabriquée par le foie. Elle joue un rôle essentiel dans le métabolisme du neuromédiateur qu’est l’acétylcholine, lorsqu’elle a terminé son action. Ainsi, les récepteurs cholinergiques reviennent à leur état de repos après avoir été activés. Cette enzyme rend donc le neuromédiateur inactif. On a pu mettre au point les anti-cholinestérases qui inactivent l’enzyme. Elles sont utilisées en anesthésie-réanimation comme antagonistes des curares (le patient reste « curarisé », c’est-à-dire sans défense de contraction musculaire, ce qui permet d’intervenir chirurgicalement, paisiblement dans l’abdomen ou le thorax). Les anti-cholinestérases sont aussi proposés dans les traitements de la myasthénie et de la maladie d’Alzheimer.