But de ce blog

Transmettre des informations sur les maladies, la pollution, et surtout sur la santé.


mardi 13 août 2019

Que se passe-t-il dans le cerveau humain pendant la projection d’un film en 3D?



    « En fait, votre cortex pré-frontal, lequel est impliqué dans le contrôle des impulsions, des réflexions et décisions à venir ainsi que des choix moraux, est essentiellement inactif dans ce processus. Cela fait partie des raisons pour lesquelles vous êtes totalement « perdu » dans le film…. »

Conscient de la puissance des images et de la primauté des médias de masse comme source d’information et d’influence pour les jeunes, le Dr Rich se concentre sur les médias en tant que force qui affecte fortement le développement des enfants, la santé et le comportement. En 2002, il fonde le Centre sur les médias et la santé des enfants (SCHL), un centre interdisciplinaire d’excellence dans la recherche, les interventions cliniques, et l’éducation relative aux effets des médias sur la santé physique, mentale et sociale des enfants et des adolescents. Le Centre SCHL est en développement et évalue les interventions pour aider les enfants à se protéger des aspects négatifs des médias, tout en profitant de leur utilisation.

J’ai pris mon fils pour voir le film Avatar, et alors que j’étais assis là, avec des lunettes 3D, je me demandais si les scientifiques savaient quelque chose sur les effets du 3D et comment le cerveau des enfants gère le processus psychologique lors de l’expérience d’un film 3D?

Cette question va au cœur de ce qui est intéressant et excitant à propos des films en trois dimensions (3D). Soyez assuré que vos enfants sont aussi affectés que vous lors d’une expérience 3D. Pourquoi?

Parce plus le cerveau est lourdement impliqué dans la transformation sensori-motrice dans le système visuel, le moins d’énergie qu’il a pour d’autres tâches. Pour comprendre pourquoi c’est vrai, si vous regardez quelque chose d’une certaine distance de vous-même avec un seul œil, puis l’autre, il semblera se déplacer. C’est parce que vous synthétisez constamment les deux différentes images qui sont en deux dimensions (2D) à partir de vos deux yeux en une seule image 3D.

La façon dont un film en 3D fonctionne, c’est que deux images distinctes sont projetées à l’écran en 2D en même temps. Les lunettes que vous portez bloquent une image ou l’autre de sorte que chaque œil ne voit seulement que ce qui a été conçu pour lui de voir, ce qui aide ensuite votre cerveau à les combiner en une image 3D.

Alors qu’est-ce que votre cerveau fait lorsque vous êtes assis dans un cinema, en train de regarder un écran géant, avec des lunettes 3D, baignant dans le son surround, et une qualité vidéo de traitement des 24 images/seconde? Et bien, votre cerveau traite consciencieusement ces stimulis et ne fait absolument rien d’autre.

En fait, votre cortex pré-frontal, lequel est impliqué dans le contrôle des impulsions, des réflexions et décisions à venir ainsi que des choix moraux, est essentiellement désactivé dans ce processus. Ces faits font d’une expérience immersive d’un film 3D, une expérience qui peut être très agréable et aussi assez impressionnante. Cependant, pour les enfants, le traitement d’appoint que leurs cerveaux ont à faire peut les rendre plus vulnérables au contenu. En d’autres termes, si quelque chose dans un film 2D leur aurait fait peur, il serait probablement encore plus effrayant en 3D.

Mais la peur des enfants est un enjeu à considérer sérieusement avec n’importe quel film, et il est important de lire sur le contenu du film avant que vous alliez le voir, que ce soit en 2D ou 3D.

Michel Morin

mardi 9 juillet 2019

Notre « second cerveau » !


L’embryogenèse dévoile un rôle du « second cerveau » dans la digestion

Nicolas Chevalier Chargé de recherches au CNRS, Université Paris Diderot

L’embryogenèse s’intéresse à l’apparition au fil du développement des structures, de l’architecture du corps des animaux, on parle de « morphogénèse » : comment ce rudiment de poumon va-t-il se ramifier, une, deux, trois fois pour former un arbre cellulaire avec ses alvéoles, qui lui donneront une large surface d’échange entre tissus et gaz respiratoires ? Les processus à l’œuvre défient les imaginations les plus fertiles, surtout quand on se rappelle la condition initiale : un ovule et un spermatozoïde !

C’est en analysant durant le développement de l’embryon l’influence de protéines spécifiques à chaque organe, mais aussi le contexte géométrique, mécanique et même plus récemment électrique des cellules formant chacun de ces tissus qu’on arrive à mieux comprendre aujourd’hui les mécanismes de la formation des organes. Ces recherches livrent un film quasi-statique, une séquence d’événements lents (des heures, des jours, voire des semaines) que sont les migrations, les divisions et les différenciations cellulaires.

Dynamique d’une coupe transverse vivante d’intestin de poulet embryonnaire de neuf jours, maintenu en culture. 


Une réalité qui échappe à ces coupes histologiques est la nature active, spontanément contractile des tissus qui composent ces organes. Tout bouge dans un embryon, tout se tortille, oscille.

Quand l’intestin apprend à « rouler des mécaniques »

Les secrets que recèlent ces mouvements (ou ces écoulements : de sang, de lymphe etc.) sont ceux de l’ergogenèse : l’émergence de la fonction des organes, le développement de leur physiologie. La nature ne s’y reprend pas par deux fois : forme (morpho-) et fonction (ergo-) doivent naître d’une façon cohérente, l’une aidant l’autre ou du moins ne l’entravant pas. Voyons sur un cas concret comment cela a lieu. Nous avons découvert comment l’intestin apprend à « rouler des mécaniques », c’est-à-dire à développer les mouvements automatiques qui lui permettront de pomper le lait maternel dès la naissance. Ce mouvement a une histoire, et cette histoire nous éclaire sur le fonctionnement même de l’intestin.

L’intestin embryonnaire précoce est plat. Vers 4-5 semaines de développement chez l’humain, il se ramasse en cylindre pour former un tube, un peu comme on roule une cigarette. Puis une première couche de cellules se différencie au sein du tube, celles du muscle lisse circulaire, ainsi nommée car elles forment une gaine circulaire autour de la lumière (le canal par où passent les aliments), et ce tout le long de l’intestin. Les premiers mouvements intestinaux coïncident exactement avec l’apparition de ces cellule. 


Propagation d’ondes de contraction spontanées dans un intestin de poulet embryonnaire de 8 jours. Ces ondes sont lentes : le film est accéléré 100 fois.
   
Ces ondes parcourent l’intestin en continu, à raison de quelques événements par minute, à partir de six semaines de développement de l’embryon humain (6 jours chez le poulet qui est l’organisme sur lequel nous réalisons nos expériences).
Nous avons pu montrer qu’elles résultent d’un influx d’ions calcium qui se propagent de cellule en cellule et entraîne dans leur sillage une onde de contraction musculaire. Ces ondes calciques sont mécanosensibles, c’est-à-dire qu’on peut les générer en exerçant de petites pressions mécaniques : cette propriété va être mise à profit plus tard pour générer une contraction réflexe en réponse à la pression des aliments ingérés (le bol alimentaire).

On peut observer les mouvements digestifs sur des intestins disséqués car ils sont intrinsèques à l’organe : ils ne requièrent pas de communication nerveuse, cérébrale ou hormonale avec le reste de l’animal. De même que tout milieu matériel peut propager des ondes sonores, la capacité à propager des ondes calciques est une propriété quasi universelle des tissus animaux : on les retrouve aussi bien dans des lits de cellules en culture que dans des organismes tel Physarum polycephalum, le « blob ». On voit donc qu’un mouvement de transport dans l’intestin émerge de deux ingrédients relativement simples : un anneau de muscle contractile et des ondes calciques.

Le « second cerveau »

Ces ondes n’ont toutefois aucune direction privilégiée, elles se propagent autant de l’estomac vers l’anus que l’inverse, et le système a donc besoin de sophistications supplémentaires. Ces sophistications se mettent en place les unes après les autres, au fil de la différenciation des cellules, ce qui nous permet de retracer le film entier de l’apparition du réflexe. Au jour 10, des cellules similaires aux pacemakers cardiaques vont imprimer un rythme très régulier aux ondes musculaires. Au jour 14, une couche de muscle longitudinale apparaît et permet de réaliser des mouvements de contractions « en accordéon ». Ces nouveaux mouvements se superposent aux contractions circulaires de manière désordonnée. C’est juste après l’apparition de cette seconde couche de muscle qu’intervient le « second cerveau », le réseau de neurones de l’intestin. Ce réseau forme un filet continu, pris en sandwich entre les deux couches de muscle.
 Chez l’humain, le système nerveux de l’intestin comprend 100 millions de neurones (mille fois moins que dans le cerveau). L’intestin est l’unique organe à posséder ce type d’innervation autonome, quasiment indépendante du système nerveux central, et qui lui vaut son surnom de « deuxième cerveau ».

Pour mettre en évidence l’implication des neurones dans l’activité contractile, on applique aux intestins des neurotoxines, en l’occurrence celle produite par le poisson fugu, la tétrodotoxine.

C’est à 16 jours que nous avons pu constater les premiers effets de cette toxine sur la dynamique de l’intestin, et donc dater le jour où le second cerveau « s’allume ».
Quel rôle jouent les neurones ? Tout d’abord ils calment les contractions spontanées : en sécrétant une petite molécule, l’oxyde nitrique, ils relaxent le muscle circulaire. Cette activité relaxante est exacerbée lorsque le filet de neurones est déformé par une contrainte mécanique : celle-ci peut être induite par la contraction du muscle longitudinal, l’effet net est alors de créer un couplage (un antagonisme en l’occurrence) entre les contractions oscillatoires des muscles longitudinaux et circulaires.

À la manière de deux notes qui jouées ensemble forment un nouveau phénomène auditif – un accord –, le couplage neuronal fait naître à partir des contractions des deux muscles un nouveau type d’onde essentiel à la digestion : les ondes péristaltiques. Les neurones mécanosensibles vont également polariser la réponse à la pression du bol alimentaire, en inhibant une des deux ondes de calcium générées par le muscle circulaire. Ceci a pour effet net de créer un réflexe asymétrique de contraction en amont et de relaxation en aval du bol alimentaire. C’est cette asymétrie neuronale qui donne une direction au transport du bol alimentaire.

Nous comprenons donc à présent sur la base de concepts physiques et chimiques – des ondes, des contraintes mécaniques, des neurotransmetteurs – comment la fonction mécanique de l’intestin apparaît au fil du développement : les mouvements ondulatoires sont spontanés et propres au muscle, les neurones induisent un couplage des mouvements. On pourrait dire qu’ils coordonnent, qu’ils font office de chef d’orchestre : j’avoue faire mon possible pour éviter d’anthropomorphiser ces cellules qui ne savent rien et n’ont d’un cerveau que le nom que nous leur prêtons. La digestion n’en reste pas moins étonnante par nombre d’autres aspects, chimiques et immunitaires notamment.

L’approche embryologique que nous adoptons est très générale et permettra demain de mieux comprendre comment advient la fonction du cœur, des poumons, des reins, du cerveau… plusieurs groupes de recherches développent déjà des recherches riches d’enseignement sur la mise en place de la physiologie de ces organes. Ces résultats seront d’une grande aide pour comprendre et traiter les pathologies qui peuvent les affecter. Elles nous enrichissent aussi sur un plan fondamental, puisque l’histoire de l’embryon, c’est notre histoire à tous.

 Commentaire de Pierre

Notre corps est un chef d’œuvre du Créateur, mais malheureusement nous subissons les conséquences de la révolte de nos ancêtres Adam et Eve contre DIEU.
Heureusement que DIEU donnera bientôt un nouveau corps parfait à tous ceux et celles qui ont mis leur confiance en Jésus Christ.

 

mercredi 29 mai 2019

L'alcool en France


L’alcool est chaque année, en France, responsable de nombreux drames personnels, familiaux, sociaux, ainsi que de 49.000 décès ; ce dernier chiffre est dix fois inférieur à celui des personnes qui en vivent (vignerons, débitants, cultivateurs de houblon et de céréales pour le malt…).
Si la consommation d’alcool a baissé de moitié en une cinquantaine d’années, elle est encore de 11 litres d’alcool pur, en moyenne, par citoyen, soit 20 verres de vin (2 litres) par semaine. À côté des abstinents, il y a 4 à 5 millions de sujets « alcoolo-dépendants » (incapables de se passer un jour par quinzaine de toute boisson alcoolique). On dénombre parmi eux près d’un million de victimes de l’alcoolisme, cette maladie grave, voire très grave.

Cette baisse de la consommation d’alcool émeut les alcooliers ; aussi dépensent-ils 450 millions d’euros par an de publicité pour capter de nouveaux consommateurs. Ils piègent les jeunes avec les prémix ; les femmes avec le vin rosé, devenu vin « féminin ». À cela s’ajoute l’élévation du degré alcoolique des vins qui tend vers le plus haut niveau (15°) que supportent les enzymes de la fermentation alcoolique ; les bières connaissent aussi une inflation de leur degré alcoolique ainsi que du volume de leurs flacons (canettes de 33 cl plutôt que 25). 

Alors que le sport a constitué un des outils efficaces de la réduction de l’alcoolisation de nos jeunes, une députée LREM, madame Perrine Goulet, dans un rapport remis au Premier ministre, le 30 novembre dernier, voudrait revenir sur plusieurs dispositions de la loi Évin (bien sûr pas, se défend-elle, au nom des alcooliers, mais au nom du mouvement sportif que la loi Évin prive de revenus importants, estimés à 30 millions pour le seul football). Elle propose ainsi :

– de rompre avec la limitation, à dix manifestations par an, de la vente de bière par les buvettes d’un club ;
– de revenir sur l’interdiction générale de la publicité pour l’alcool à la télévision ;
– de revenir sur l’interdiction du parrainage des clubs sportifs par les alcooliers.
Elle se sert de certains mauvais exemples ayant cours ailleurs, ou de contournements de la loi effectués ici, pour rompre avec les pratiques plus vertueuses prônées par ce qu’il reste de la loi Évin, « détricotée » par des gouvernements successifs. 

Le sport est un élément de la prévention de l’alcoolisme. Réintroduire l’alcool sur les stades et renforcer sa présence dans l’esprit du public serait une aberration. 

Jean Costentin    Docteur en médecine

Commentaire de Pierre :
Il n'y a que le Seigneur Jésus qui peut et qui veut nous délivrer.
Lui seul nous donne une pleine satisfaction.
Lui seul peut et veut nous sauver de la condamnation.
Et c'est gratuit !