But de ce blog

Transmettre des informations sur les maladies, la pollution, et surtout sur la santé.


jeudi 5 octobre 2017

Le dioxyde de titane



Bonbons, biscuits, médicaments : sachez éviter le dioxyde de titane
  1. Gérard Tremblin Professeur émérite de biologie végétale, Le Mans Université
  2. Brigitte Moreau  assistant ingénieur biologie, Le Mans Université
Déclaration d’intérêts

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.
Le dioxyde de titane est utilisé dans les sucreries, pour leur donner un aspect brillant, mais aussi dans les médicaments, pour rendre blancs les comprimés. 

Les contrôles sur les aliments vont être renforcés pour vérifier s’ils contiennent l’additif E171 et ses nanoparticules de dioxyde de titane, dont les Français, pour la plupart, ignoraient tout avant l’été. Suite aux alertes lancées par des ONG, confirmées par les études du magazine 60 millions de consommateurs, le gouvernement a annoncé le 31 août davantage de tests sur la présence de ces nanoparticules.. Ils se traduiront, en cas de résultat positif, par la mention « Nano » sur les étiquettes des produits. Un règlement européen impose en effet depuis 2013 la présence de cette information sur les emballages.


De quoi parle-t-on exactement ? Le dioxyde de titane, ou TiO2, est un sel naturel produit à partir de plusieurs minerais (anatase, ilménite, brookite et rutile), exploités dans différents pays comme le Brésil, la Chine, le Canada ou l’Australie. Obtenu après traitement chimique de ces minerais, il se présente sous la forme d’une poudre blanche très fine. On le retrouve dans de nombreux produits alimentaires comme les bonbons, les pâtisseries industrielles ou les plats cuisinés, où il est utilisé pour donner un aspect brillant. On le trouve aussi dans certains médicaments et dans des produits cosmétiques, où il a une fonction d’opacifiant blanc.

Un additif classé « cancérigène possible »


Quel est le problème ? Depuis plus de dix ans, le dioxyde de titane est suspecté par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) d’être un cancérigène possible pour l’homme. Mais la chose n’étant pas absolument démontrée, il reste, à l’heure actuelle, autorisé.
Dans les aliments, le TiO2 peut être sous deux formes : micro ou nano particules, le plus souvent un mélange des deux. Une nanoparticule a une dimension comprise entre 1 et 100 nanomètres (milliardième de mètre) donc bien inférieure à celle d’une cellule humaine.

Sur le fond, le dioxyde de titane ne sert pas à grand-chose. Beaucoup d’industriels reconnaissent d’ailleurs que le TiO2 ne présente aucun avantage tangible pour le consommateur. On peut donc se demander pourquoi l’on tarde autant à l’interdire. Son intérêt principal réside, en fait, dans son faible coût. Cela explique que sa production atteigne plus de cinq millions de tonnes par an à l’échelle mondiale.

Identifier les aliments dans lesquels il est présent

Que peuvent faire, alors, les consommateurs ? Dans l’attente d’une future réglementation, voire d’une interdiction, mieux vaut respecter le principe de précaution et s’abstenir de consommer du dioxyde de titane. Toute la question est de savoir… dans quels aliments il est présent. L’ONG Agir pour l’environnement a enquêté à ce sujet et l’a identifié dans des centaines de bonbons, parmi lesquels les chewing-gums Malabar ou les bonbons M&M’s, ainsi que dans 1 300 produits de consommation courante. La teneur significative en TiO2 dans les aliments sucrés abondamment consommés par les enfants a été confirmée par l’enquête de 60 millions de consommateurs.

Sa présence, indiquée par le code E171, peut se vérifier simplement en regardant l’étiquette du produit que l’on s’apprête à acheter.
Verra-t-on apparaître bientôt, en plus, une mention spécifique sur les emballages quand le dioxyde de titane est présent sous forme de nanoparticules ? Tout dépendra de la pression exercée par le gouvernement.

Du dioxyde de titane dans les peintures ou le dentifrice

La présence du TiO2 dans notre environnement ne se limite pas à l’agroalimentaire. Il est également employé comme support de pigment dans les peintures, le papier, les plastiques, les céramiques. On le retrouve dans de nombreux produits de cosmétologie, dont certains, comme le dentifrice, sont d’utilisation courante. Du fait de la capacité du dioxyde de titane à absorber les rayonnements ultraviolets, on en trouve également dans les produits solaires.

Au niveau pharmaceutique, enfin, la situation est encore plus préoccupante : le TiO2 est présent dans plus de 4 000 médicaments actuellement commercialisés et abondamment prescrits. Le Doliprane, pour ne citer qu’un exemple, en fait partie. Dans les médicaments, comme dans la plupart des autres produits, le rôle du dioxyde de titane est essentiellement de rendre les produits plus blancs, donc moins inquiétants pour le patient. Une fonction esthétique, dont on pourrait se passer pour peu que les utilisateurs soit avertis du changement.
En attendant, on peut vérifier la présence du dioxyde de titane en lisant la notice du médicament. On le trouve effectivement dans beaucoup de pilules de couleur blanche. Mais il est évidemment aussi compliqué de se passer de bonbons que de changer de médicament !

Des conséquences sur la santé à préciser

Le dioxyde de titane peut être absorbé par voie digestive, en franchissant la paroi de l’intestin. Il peut aussi passer par voie cutanée ou respiratoire, ce qui doit alerter les personnels qui l’utilisent dans leur activité professionnelle. Brigitte Moreau, co-auteur de cet article, a d’ailleurs manipulé pendant plusieurs années de la poudre de dioxyde de titane dans un laboratoire pharmaceutique, sans en connaître les risques – heureusement de manière ponctuelle.

Les effets néfastes du dioxyde de titane sur la santé restent à préciser, dans la mesure où les nombreux essais de toxicité ont été réalisés sur des animaux. Les résultats sont souvent difficiles à transposer à l’homme.
Inhalé, le dioxyde de titane aurait un pouvoir inflammatoire et irritant aussi important que celui de la silice ou de l’amiante. De récents tests sur des rats et sur des cultures de cellules humaines ont mis en évidence une activité inflammatoire sur les poumons et le péritoine, entre autres, et donc un possible effet cancérogène.

Sous forme de nanoparticules, le TiO2 peut traverser les membranes cellulaires, et son fort pouvoir oxydant peut endommager l’ADN des cellules de façon irréversible. Du fait de leur taille nanométrique, ces particules peuvent, via la circulation sanguine, pénétrer dans des organes comme le foie ou le cerveau, alors que la plupart des substances toxiques sont habituellement arrêtées par les barrières physiologiques que constituent les épithéliums.

Ainsi, on se retrouve dans une situation qui ressemble fort à celle que l’on a vécue avec l’amiante. L’emploi de cette fibre n’a été interdit qu’en 1997, alors qu’on connaissait sa dangerosité depuis plus d’un siècle et qu’elle avait été classée comme cancérogène par le CIRC – bien tardivement – en 1973. Depuis ce scandale, le principe de précaution a gagné ses lettres de noblesse ; le problème posé par le dioxyde de titane est l’occasion, ou jamais, de l’appliquer.


vendredi 1 septembre 2017

Le petit-déjeuner


Le danger mortel au petit-déjeuner dont personne ne parle


  • un café/thé
  • des tartines margarine + confiture
  • des céréales très sucrées avec du lait
  • un jus de fruit
  • et un yaourt... 
Cauchemar sanitaire

Les hauts fonctionnaires vous disent que ces aliments aident à bien démarrer la journée. Alors vous êtes prié de remplir votre caddie et de consommer sans rouspéter.

La vérité c’est qu’ils ont intérêt à ce que vous ingurgitiez un maximum de ces produits. Car leur préoccupation n’est pas que vous soyez en bonne santé.

Ce qui les intéresse c’est de soutenir leurs copains à la tête des grands groupes de l’industrie du lait, des céréales transformées, des jus de fruit pleins de fructose, du pain de mie sous plastique, des biscottes à l’amidon, des margarines aux huiles végétales hydrogénées, etc

Leurs profits comptent plus que votre santé

Ce n’est pas agréable à dire, mais le seul but de ces hauts fonctionnaires du ministère de la Santé est de finir dans les conseils d’administration de l’agroalimentaire ou de l’industrie pharmaceutique, là où il y a vraiment de l’argent à se faire…

Donc vous saisissez que votre santé est loin derrière dans la liste de leurs soucis…

Une usine à obèses

Autant vous le dire d’emblée : le « petit-déjeuner idéal » des autorités de santé est un cocktail explosif de sucres rapides, de farines raffinées et de graisses saturées.

Il n’y a qu’à voir le teint poussiéreux des experts qui ont mis au point ces recommandations.

Les sucres rapides (surtout contenus dans le pain blanc, les biscottes, les céréales, les jus de fruits et la confiture) vont faire monter le taux de sucre dans votre sang beaucoup trop vite. Vous serez alors en état d’hyperglycémie.

Pour contrebalancer cet excès, votre corps va sécréter de l’insuline, dont l’action est propice au surpoids : l’insuline vous aide à absorber tout ce sucre, mais ouvre également la voie aux graisses qui entrent dans vos cellules.

Mais ce n’est pas tout :
L’insuline provoque des réactions en chaîne qui vous font prendre du poids sans que vous ne vous en rendiez compte.

Un incendie dans vos cellules

Le petit-déjeuner classique ne se contente pas de vous faire prendre du poids. Il favorise aussi l’inflammation. Le phénomène de glycation, conséquence du pic de glycémie qu’entraînent les sucres rapides, fait partie des responsables. Mais il n’est pas seul.

Les graisses saturées et les graisses trans accroissent l’inflammation de votre organisme. Le beurre, la margarine, les viennoiseries en contiennent amplement, de quoi les bannir de votre petit-déjeuner.

Les acides gras saturés, enfin, rigidifient les membranes de vos cellules – y compris de vos globules rouges – et rendent votre sang plus visqueux. Un terreau plus que favorable à l’apparition de maladies cardio-vasculaires…

L’arnaque du café

Je vais être franc : le café n’a pas que des effets négatifs sur votre corps. Il est même recommandé dans certains cas : par exemple, il est riche en polyphénols qui aident à prévenir le diabète.

Dans ce cas, pourquoi est-ce une arnaque ?

En fait, les autorités sanitaires oublient de préciser que la caféine a une multitude d’effets néfastes. Elle accélère le rythme cardiaque, élève la sécrétion d’histamine dans l’estomac (puissant inflammatoire, déclencheur de la production d’acide chlorhydrique). Et après le coup de fouet, elle accentue la fatigue et le stress.

Nota bene : si vous buvez plus de trois tasses par jour, vous vous exposez à de gros risques :
  • glaucomes,
  • fausses couches,
  • cancers de l’estomac et de la prostate…
L’arnaque est d’autant plus flagrante que d’excellents substituts existent.

Apprenez à manger dans l’ordre

Votre corps n’est pas en demande des mêmes nutriments selon s’il sort du sommeil, se trouve au milieu d’une journée d’efforts, ou à l’approche du coucher. Savez-vous quel macronutriment doit-être privilégié au petit-déjeuner ? Cette information peut transformer votre quotidien : vous aurez de l’énergie à revendre toute la journée, mais vous serez assez calme le soir pour vous endormir rapidement.

En dépit de leurs conseils avisés et de leurs beaux discours, les pouvoirs publics n’en disent rien. Ils ne vous donnent aucune clé pour composer votre petit-déjeuner selon vos envies, sans compromettre votre santé et votre énergie.

Ne laissez pas vos endorphines vous manipuler !

Les endorphines sont des opiacés cérébraux qui procurent une sensation de bien-être, et sur lesquelles jouent la publicité, les grands groupes et leur marketing… En essayant d’associer leurs produits à des situations agréables ou familières.

Ce sont elles qui rendent le changement difficile. Le plus compliqué n’est pas de savoir quoi changer, c’est d’agir concrètement. Défaire des habitudes, même mauvaises, est une épreuve. Vous aviez votre confort, vos façons de faire, et il faudrait tout recommencer ? Votre cerveau n’est pas d’accord. Même avec toute la bonne volonté du monde, vous y opposerez inconsciemment une forme de résistance, notamment due aux endorphines.

Les habitudes sont des « niches affectives » qui jalonnent le quotidien et lui donnent un aspect familier. Les nouveautés mettent environ trois semaines à devenir des habitudes. Ensuite, elles déclenchent la sécrétion d’endorphines à chaque fois qu’elles sont répétées.

Vous pouvez agir sur la sécrétion des endorphines. Vous pouvez reprendre le contrôle sur vos pulsions, changer vos habitudes et votre rapport à l’alimentation. Cela ne requiert que la seule force de votre volonté, si vous déployez celle-ci avec un peu de technique.


Protégez-vous contre les médias en mal d'audimat

En effet, pas un jour ne s'écoule sans que les médias n'annoncent un danger supposément mortel dans nos assiettes ou nos étagères de salle de bain. Cependant, quand vous apprenez du jour au lendemain qu'un produit utilisé depuis des dizaines d'années sans inconvénient notable est soudainement déclaré comme un poison dangereux à interdire immédiatement, il est indispensable de faire preuve d'esprit critique.

Bien souvent, derrière les gros titres des journaux, se cachent des agences de communication et de « public relations », financées par des lobbies industriels pour détruire des concurrents. Cela peut aussi être des labos cherchant à vendre des vaccins. Ou tout simplement un moyen pour les médias de faire plus d'audience.