But de ce blog

Transmettre des informations sur les maladies, la pollution, et surtout sur la santé.


vendredi 23 juin 2017

Programmés pour manger (Consommer)

Nous sommes devenus programmés…

… programmés pour manger même sans faim selon les situations quotidiennes.


Un ami vous invite en dehors d’un repas, c’est l’hospitalité qui exige qu’il vous offre quand même à boire et à manger.

Une réunion de famille s’organise, il est inenvisageable que la nourriture puisse manquer. Alors la table couverte de mets de choix. Et « il faut manger »… autrement il va falloir jeter les restes !

Vous allez boire un verre avec un ami, le serveur va vous donner de quoi grignoter. Dans le feu de la conversation, vous allez avaler les cacahuètes, les chips et les cubes de fromage sans y penser, même si vous n’avez pas faim.

Il y a les aliments réconfortants – je pense au chocolat.

Les aliments qui font ressurgir des souvenirs d’enfance et des émotions enfouies – je pense à la glace à la vanille.

Une séance au cinéma, une soirée télé à la maison, un match de foot… et vous pensez pop-corn, chips, coca, bière qui procurent un sentiment d’appartenance.

Nous sommes programmés.

Observez-vous tout au long d’une journée. Comptez les fois où votre ventre gargouille avant de manger. C’est rare car nous vivons dans un monde de surabondance alimentaire.

La faim véritable a été remplacée par une faim émotionnelle.

Beaucoup parviennent à vivre avec. Leur métabolisme est tel qu’ils restent minces même en mangeant trop. Ou alors ils possèdent une volonté de fer (ils refusent le grignotage, savent dirent non quand on leur propose de se resservir, et peuvent vous regarder manger sans vous envier).


Commentaire de Pierre DANIS

On ne vit pas pour manger, mais on mange pour vivre.
Ici, il y en a qui meurent parce qu'ils mangent trop, et ailleurs, il y en a qui meurent parce qu'ils ne mangent pas assez !!!
La gloutonnerie est un péché et une œuvre de la chair...que DIEU nous en délivre.


« Prenez garde à vous-même, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste… » Luc 21 v 34


lundi 15 mai 2017

Les œufs

Les œufs (BIO évidement)

Surtout pas plus de trois œufs par semaine !
« Les œufs sont pleins de cholestérol ! Limitez-les au maximum, pour le bien de votre cœur et de vos artères ! »


Et voilà comment un slogan sorti des années 1970 a privé inutilement des millions de personnes d’un des aliments les plus sains de la planète.

Car cela fait maintenant des années qu’on le sait : le cholestérol contenu dans les aliments n’a aucune influence négative sur votre cholestérol.

La raison est simple : c’est le foie qui produit l’essentiel du cholestérol de votre organisme.
Lorsque vous avalez du cholestérol contenu dans les aliments, le foie réduit d’autant sa propre « production ». C’est pourquoi vous pouvez avaler 3 œufs par jour sans que votre cholestérol (LDL) ne bouge d’un iota.


Aucun risque, donc, pour votre cœur.

Des études portant sur des centaines de milliers de personnes ont montré de façon répétée que ceux qui consomment beaucoup d’œufs n’ont pas plus de risque que les autres de développer une maladie cardiaque.

Face à cette avalanche de preuves, les autorités américaines ont fini par changer leur fusil d’épaule. Les nouvelles recommandations officielles, publiées en 2016, contiennent enfin, noir sur blanc, l’aveu qu’il est totalement inutile de réduire sa consommation d’aliments riches en cholestérol.

Et cela tombe bien, car ce sont souvent des aliments extrêmement sains, comme les fruits de mer, le foie de veau (et autres abats) ou les sardines. Quant à l’œuf, c’est un véritable « super-aliment » qui mériterait être consommé tous les jours.

Le blanc d’œuf est composé à 100 % d’excellentes protéines, idéales pour le petit-déjeuner. Et le jaune est rempli de vitamines (A, B2, B5, B6, B9, B12, D, E et K), d’anti-oxydants ainsi que de « choline », un nutriment rare qui protège votre mémoire.




Commentaire de Pierre Danis

Quelle intelligence, quelle complexité, quelle Sagesse notre Créateur a déployé en concevant les œufs. Merci ELOHIM



vendredi 14 avril 2017

La dépression


La dépression est une maladie qui touche plus de 300 millions de personnes dans le monde



Trois cents millions de personnes concernées par la dépression   😢

La dépression est une maladie mentale courante mais dont les contours restent souvent mal définis pour le grand public. Elle se caractérise par une tristesse persistante et un manque d’intérêt pour les activités qu’on aime habituellement faire, accompagnés d’une incapacité à mener ses activités quotidiennes pendant 14 jours ou plus.

Les personnes souffrant de dépression présentent plusieurs des symptômes suivants : perte d’énergie, modification de l’appétit, augmentation ou diminution du sommeil, anxiété, baisse de la concentration, indécision, agitation, sentiments de dévalorisation, de culpabilité ou de désespoir, pensées autodestructrices ou suicidaires.

Elle est la première cause de morbidité et d’incapacité dans le monde. Selon les dernières estimations de l’OMS, plus de 300 millions de personnes sont concernées. Soit une augmentation de plus de 18 % de 2005 à 2015. Le manque de soutien aux personnes ayant des troubles mentaux, associé à la peur de la stigmatisation, empêche beaucoup d’individus malades d’accéder aux traitements dont ils auraient besoin.

La moitié des malades des pays riches ne sont pas traités


 L’une des premières étapes consiste à s’occuper des questions de préjugés et de discrimination. « La stigmatisation continuelle associée à la maladie mentale a été la raison pour laquelle nous avons décidé d’appeler la campagne Dépression : parlons-en », indique le docteur Shekhar Saxena, directeur à l’OMS du Département Santé mentale et abus de substances psychoactives.

Même dans les pays à revenu élevé, près de 50 % des personnes dépressives ne sont pas traitées. En moyenne, seulement 3 % des budgets publics pour la santé sont investis dans la santé mentale, ce chiffre variant de moins de 1 % dans les pays à faible revenu à 5 % dans ceux à revenu élevé.

Soigner la dépression est relativement facile


Pourtant, investir dans la santé mentale se justifie sur le seul plan économique. Chaque dollar investi pour l’extension des traitements de la dépression et de l’anxiété en rapporte quatre en termes d’amélioration de la santé et de capacité au travail.

En général, le traitement consiste à suivre une thérapie par la parole ou à prendre un traitement antidépresseur ou à associer ces deux mesures. Les deux approches peuvent être assurées par des agents de santé non spécialisés estime l’OMS.

L’OMS a établi des liens étroits entre la dépression et d’autres troubles ou maladies non transmissibles. La dépression accroît le risque de troubles liés à l’abus de substances psychoactives et de certaines maladies comme le diabète ou les cardiopathies.

La dépression est également un facteur de risque important pour le suicide, qui fait chaque année des dizaines de milliers de morts.

Pierre Cochez

jeudi 16 mars 2017

Maisons toxiques

10 produits toxiques dans les maisons !


De plus en plus de produits envahissent nos maisons malgré qu’ils contiennent des substances chimiques toxiques qui nuisent à notre santé. Les annonceurs font tout pour inciter les consommateurs à acheter de plus en plus de choses. Ce n’est donc pas surprenant que nos maisons sont pleines de choses que nous n’utilisons même pas – ou moins.

Le vinyle

 

Alias PVC, est interdit dans plus de 14 pays et l’Union européenne. Ce produit est une menace pour l’environnement et la santé des consommateurs à chaque étape de son cycle de vie. Le PVC contient des phtalates (liés à la perturbation des hormones) et le plomb (un neurotoxique puissant), ce qui contamine l’air intérieur de votre maison.

Les parfums

Bien que les formules de parfum exactes sont protégés comme des secrets commerciaux, beaucoup contiennent du phtalate de diéthyle (DEP), qui peut être absorbé par la peau. Les phtalates sont soupçonnés d’être cancérigènes et d’êtres des perturbateurs hormonaux en plus liés aux troubles de la reproduction. Malheureusement, les phtalates sont rarement indiqués sur la liste des ingrédients, ce qui les rend difficile à éviter; les formules commerciales secrètes sont exemptés des exigences d’étiquetage dans certains pays. Les consommateurs peuvent choisir des produits sans parfum ou utiliser ceux parfumé aux huiles essentielles naturelles.

Les pesticides

Malheureusement, la résolution d’un problème de parasites peut engendrer un autre problème pour votre santé,les poisons résiduels qui persistent sur les surfaces, contaminent l’air, et se lient à tout ce qu’il y a autour. En fin de compte, toutes cette toxicité trouvera place dans votre cuisine et votre alimentation. Nettoyer bien vos fruits et légumes en utilisant une brosse.

Les nettoyants ménagers

C’est bizarre pour essuyer partout dans votre maison, four, planchers, comptoirs, et les toilettes vous êtes obligés d’utiliser les produits chimiques toxiques contenus dans les nettoyants conventionnels. Les produits chimiques corrosifs ou caustiques, comme la lessive et les acides trouvés dans les nettoyants de drain, nettoyeurs de fours et nettoyeurs de cuvettes de toilette à base d’acide, sont parmi les ingrédients les plus dangereux car ils brûlent la peau, les yeux et les tissus internes facilement, ils sont aussi responsables de troubles hormonaux puisqu’ils imitent l’œstrogène dans le corps. Malheureusement, il est difficile pour quiconque de savoir ce qu’ils contiennent comme formules de produits, comme les parfums, ils sont actuellement protégées par les gouvernements. Soit opter pour des produits d’une entreprise divulguant volontairement leurs ingrédients naturels, non toxiques, ou faire le votre.

Nourritures en boites

La nourriture ne doit pas être sur une liste de produits toxiques, mais la plupart des boîtes sont bordées de bisphénol-A (BPA), les rendant notre principale source d’exposition à ce produit chimique toxique, qui a été liée à la puberté précoce, le cancer, l’obésité, les maladies cardiaques, dépression chez les jeunes filles, et plus encore. Certaines marques sont déjà sans BPA, et d’autres encore se sont engagés à produire dans le futur sans BPA. Méfiez-vous: certaines entreprises ont opté pour le BPS, le cousin chimique du BPA, qui a été liée à plusieurs des mêmes problèmes. Pour être sûr, opter pour des aliments frais.

Rouge à lèvres au plomb

Pouvez-vous croire que le plomb est une neurotoxine connue qui n’a pas de niveau sécuritaire d’exposition, et il se trouve dans le rouge à lèvres? Une étude menée par la Food and Drug Administration américaine a découvert que le plomb dans 400 rouges à lèvres à des niveaux deux fois plus élevés que dans une étude précédente. Les femmes enceintes et les enfants sont particulièrement à risque car le plomb peut interférer avec le développement du cerveau. Le plomb peut encore être trouvée dans des produits «naturels» s’ils contiennent des pigments minéraux naturels, car c’est un élément naturel.

Les ustensiles de cuisson antiadhésifs

Des études ont lié le produit chimique perfluoré (PFC) généralement utilisé pour faire des pots et des casseroles qui ne collent pas aux cancer et l’infertilité. Le PFC contaminent et persistent dans l’environnement et a été trouvé à des niveaux faibles dans le sang de plusieurs personnes dans le monde entier. En plus le PFC peut également être trouvée dans les micro-ondes, sacs de maïs soufflé et les boîtes de pizza, les fils dentaires, les meubles anti-taches et certains vêtements performants imperméabilisés.

L’eau en bouteille de plastique est toxique

L’eau embouteillée peut être tout aussi ou encore plus contaminée que l’eau du robinet. En fait, une bouteille d’eau en plastique peut infiltrer ses composants chimiques dans l’eau. En outre, la fabrication de l’eau minérale crée une énorme quantité de pollution, en fin de compte pour faire de notre eau encore moins potable.

Le triclosan un produit toxique

Cet agent antibactérien est partout: savon, dentifrice, rince-bouche, déodorant, et même les vêtements. Des études ont montré qu’il peut contribuer à des bactéries résistantes aux médicaments et nuire au système immunitaire, nous rendant plus susceptibles de développer des allergies. Il contamine également nos cours d’eau quand on se lave à l’eau.  Si vous préférez toujours utiliser un désinfectant antibactérien pour les mains, éviter ceux fabriqués avec le triclosan.

Peintures à base d’huile

Il y a 300 produits chimiques toxiques et 150 potentiellement cancérigènes présents dans les peintures à base d’huile. L’options la plus sûre est la peinture à base d’eau qui est sans ou contient moins de COV. Les COV représentent des composés organiques volatils, qui sont des gaz émis à partir de produits tels que la peinture. Les COV peuvent inclure une variété de produits chimiques qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé.

Source  •    http://www.mindbodygreen.com/0-11706/10-toxic-products-no-one-needs.html

vendredi 27 janvier 2017

Don d’organes



Don d’organes : vers la nationalisation des corps ?

Faute de volonté contraire, informatiquement enregistrée, chaque citoyen sera considéré comme donneur. 

Professeur honoraire

C’est ce qui résulte de l’application d’un amendement de la loi Santé, adopté en 2015 : « Ce prélèvement peut être pratiqué dès lors que la personne majeure n’a pas fait connaître, de son vivant, son refus d’un tel prélèvement. Ce refus est exprimé par l’inscription sur un registre national automatisé prévu à cet effet. Il est révocable à tout moment. Les proches du défunt sont informés des prélèvements envisagés et de la finalité de ces prélèvements. »

Officiellement, cet amendement vise à faciliter les dons d’organes. Auparavant, à défaut d’un document précisant le choix de la personne concernée, le corps médical était dans l’obligation de demander l’avis des familles. Désormais, ce sera plus simple : le médecin pourra accéder en ligne au registre national des refus et la consultation des proches n’aura plus le même caractère juridique.

L’amendement se fonde sur un constat : « Dans la majorité des cas, [l’] opposition est exprimée par une famille qui, faute d’information sur le choix du défunt, refuse, par précaution, le prélèvement d’organes. » Il convient donc d’« individualiser pleinement le choix du don d’organes », de « renforcer le principe du consentement présumé au don » et de « faire reposer le droit d’opposition de chacun au prélèvement de ses organes, uniquement par l’inscription sur le Registre national du refus, prévu à cet effet ».

Les intentions affichées : pallier la pénurie des dons d’organes, pour sauver plus de vies. Pourquoi ne pas s’en réjouir ? Mais, à y regarder de plus près, on s’aperçoit que la nouvelle réglementation pose des problèmes d’ordre éthique et philosophique. 

D’abord, tous les Français deviennent des donneurs par défaut : « Qui ne dit mot consent », assure l’adage. Pourtant, il eût semblé plus logique, puisqu’on modifiait la loi, de prendre des dispositions pour inciter à exprimer à l’avance son consentement plutôt que son refus. 

Ensuite, pourquoi exclure les proches du processus de dialogue dans la prise de décision ? Parce que, selon les rapporteurs, « la décision demandée à la famille vient ajouter une douleur supplémentaire dans un moment difficile, et bien souvent, plus tard, le regret d’avoir exprimé un refus » : quelle compassion ! En conséquence, le dialogue se réduit à « un dialogue d’information ».

D’aucuns diront que, si ce n’est pas un progrès, c’est un moindre mal qui permet de procéder à des greffes plus nombreuses. Peut-être. Mais il reste un dernier problème, beaucoup plus grave.
Cette nouvelle législation nous entraîne un peu plus sur la voie d’une conception étatiste du prélèvement d’organes.

On pourrait même parler, en empruntant la formule d’un philosophe, d’une « nationalisation des corps ». Une fois atteint l’état de coma avancé, le corps n’appartient plus à l’individu, encore moins à sa famille : il revient à la puissance publique. Ce qui était, au départ, un don généreux tend à devenir une obligation imposée au nom de l’intérêt général. On peut, certes, s’opposer à un prélèvement : on risque d’être montré du doigt et tenu pour moralement responsable de la mort d’autrui.

Une telle perspective fait peur. Dans les mentalités, le corps deviendrait un objet dont certains éléments peuvent être recyclés. C’est déjà un peu le cas avec les « bébés-médicaments », appelés aujourd’hui « bébés du double espoir » pour minorer le reproche d’instrumentalisation de l’enfant à naître et justifier une pratique consistant en la sélection d’un embryon et la mise en route d’un enfant conçu comme un donneur potentiel.




mardi 13 décembre 2016

Les adolescents abstinents seraient en meilleure santé que leurs pairs actifs sexuellement


Un nouveau rapport du Centers for Disease Control soutient que les adolescents qui demeurent abstinents seraient en meilleur santé, sur de nombreux plans, que leurs pairs actifs sexuellement.

Le CDC a mené une étude, unique en son genre, pour examiner différents aspects de la santé des adolescents en fonction de leurs comportements sexuels : usage du tabac, consommation de drogue et d’alcool, comportements sexuels, comportements violents et dangereux, comportements alimentaires à risque. La conclusion du rapport est que les étudiants qui n’ont pas de contact sexuel sont beaucoup moins exposés que les autres aux risques de santé.

Lire la suite...https://www.infochretienne.com/les-adolescents-abstinents-seraient-en-meilleure-sante-que-leurs-pairs-actifs-sexuellement/


 

jeudi 17 novembre 2016

Ni “cons-sommateurs”, ni cobayes

Notre civilisation est à un tournant


Deux choix sont possibles en matière de consommation quand il s’agit de s’alimenter.

    Celui des aliments issus de l’industrialisation à outrance avec l’agriculture productiviste qui produit pas cher avec des rendements énormes.
    Celui des aliments issus d’une agriculture progressivement raisonnable évoluant vers le bio, la biodynamie, produisant plus cher avec des rendements faibles.

Si je ne vous en dis pas plus, il est fort probable que beaucoup d’entre vous optiez pour le premier choix.

Pourtant, des différences essentielles apparaissent chaque jour plus nettement. Elles concernent d’abord les moyens mis en œuvre.

    Le premier choix a besoin d’une mécanisation intensive et crée peu d’emplois. Le laboureur est soit masqué et casqué, soit dans une cabine isolée (parce qu’il ne veut pas respirer ce qu’il donne à la terre), climatisée, informatisée, avec une machine qui marchera bientôt sans pilote. C’est le progrès me direz-vous.
    Le deuxième choix crée des emplois qu’il faut bien rémunérer, ce qui se répercute logiquement sur le produit fini. L’idéal est de le vendre à proximité pour éviter les nombreux intermédiaires qui prennent leur pourcentage au passage. C’est archaïque, me direz-vous.

Curieusement, les super et hypermarchés développent des rayons BIO, mais il est difficile de les conseiller quand on voit des miels bio de Chine ou des figues bio de Turquie achetés à des prix défiants toute concurrence, et dont la qualité bio est surtout sur l’étiquette…

Une grande différence est que l’agriculture productiviste utilise des phytosanitaires qui ne sont autres que des produits chimiques, pesticides-insecticides-fungicides dangereux pour la santé humaine. Évidemment, les industriels ne vous le diront pas, ils vous diront même l’inverse en affirmant que le choix N°1 est la seule façon de réduire la faim dans le monde. Belle générosité si elle n’était pas orientée d’abord vers leurs poches, avec l’aide de la bourse.

On se moque de nous en prenant les consommateurs pour des cobayes. Les scientifiques se réveillent quand ils ont vraiment la parole libre.

C’est le cas de nombreux ingénieurs agronomes arrivés à la retraite, comme j’ai pu le constater après le Grenelle de l’Environnement auquel j’ai participé.

Mon collègue britannique le Pr. John Beddington (nous avons le même âge), spécialiste de la gestion des ressources naturelles et « conseiller scientifique en chef » du gouvernement Anglais, a sonné le tocsin.

Dans un discours officiel il estimait :

« le monde, sans de profonds et rapides changements de comportements individuels et collectifs, va vers un collapsus écologique et économique global qu'il compare à un ouragan parfait (économique, social et environnemental), qui se concré tisera vers 2030, donc dans 15 ans. Ce scénario associe conjointement une crise alimentaire, sanitaire et sociale, une crise énergétique et une crise écologique majeure caractérisées par un effondrement brutal des écosystèmes, à l'échelle de la biosphère, c'est-à-dire de la planète toute entière, et dépassant les capacités de résilience écologique de la biosphère (à court, moyen ou long terme). »

Il ajoute :

« Cette situation explosive représente la plus grande menace pour la stabilité et la paix mondiale qui ait jamais existé. Des centaines de millions d’hommes et de femmes vivent dans les régions les plus exposées et n’auront pas d’autre choix que de partir pour tenter de survivre ailleurs. Les sources de conflits, d’épidémies, de guerres seront innombrables… et jusqu’à présent l’humanité n’a encore jamais apporté la preuve qu’elle savait gérer ce genre de situation.»

Que faire ? Attendre 15 ans les bras croisés ou réveiller les consommateurs exploités ? Attendre de voir plus de cancers chez des sujets jeunes – c’est le cas déjà aujourd’hui – en annonçant aux familles qu’on ne connaît pas les causes et qu’on les cherche sans les chercher vraiment ?

Avec le tout-génétique, on a voulu faire mieux que la nature et cela dans tous les domaines de l’humain. La déconstruction de tous les modèles rationnels qui consiste à tout détruire, pensée par les philosophes brillants – Dérida, Foucault, Deleuze et bien d’autres – perturbés dans leur vie intime, obsédés par la mort, valorisés par des médias philosophiquement incompétents pour suivre la mode, conduit l’humanité au suicide.

Professeur Henri Joyeux