But de ce blog

Transmettre des informations sur les maladies, la pollution, et surtout sur la santé.


vendredi 16 février 2018

L’amour médecin


Souvent je rencontre des personnes accablées de maladies compliquées, insensibles aux médicaments.

Je m’efforce alors de ne pas minimiser leur douleur, et surtout de ne pas « relativiser ».
Rien de plus facile en effet que d’évoquer la guerre, la pauvreté dans le monde, les famines, les souffrances des autres : « Tu vois, tu n’es pas si malheureux ! »

Sous une apparence d’évidence, cette réponse est ridicule et même un peu méchante.
En effet, qui sommes-nous pour juger de la souffrance des autres ? Même une personne en bonne santé et qui a en apparence « tout pour être heureuse » peut ressentir chaque nuit d’horribles angoisses, être envahie de désespoir le matin au point de ne pas réussir à sortir de son lit, souffrir d’un manque d’amour, de solitude ou, plus profondément encore, d’un abîme dans son âme dont elle ne voit pas le fond. Sans savoir pourquoi, ni les causes profondes de son mal, elle est rongée par la souffrance et c’est une cruauté d’aller lui dire que sa vie n’est pas si dure.

La première chose que j’essaye de faire est vraiment de montrer avec des mots, des gestes, que non seulement je comprends cette douleur mais même que je la ressens moi aussi, au moins en partie.
Ce sentiment vient naturellement car c’est ainsi que nous sommes faits. Même devant la souffrance d’inconnus à la télévision, même dans des films où nous savons pourtant que ce sont des acteurs… notre gorge se noue, nos tripes se tordent, nous avons envie de faire quelque chose face à la douleur.

L’amour qui soigne

Et le miracle, c’est que cette envie procure déjà un soulagement à ceux qui souffrent. Un soulagement, et même parfois une joie et un début de guérison. Oui, je n’hésite pas à parler de miracle car cette chose est incroyable quand on y réfléchit, et pourtant elle nous est tellement familière.

Combien de fois ai-je vu mes enfants se faire mal et réellement souffrir, crier dans un torrent de pleurs. Leur maman accourt, ou moi-même. Nous faisons la grimace, nous poussons des « oh » et des « ah » devant ce genou écorché, l’enfant nous regarde à travers ses larmes, voit que nous souffrons pour lui… et déjà ses cris se changent en sanglots, ses larmes se tarissent… La douleur n’est plus aussi forte, la convalescence va bientôt commencer.

Il serait bien naïf, ou plutôt pessimiste, d’imaginer que la chose ne vaut pas aussi pour les adultes.
Ce n’est pas pour rien que, dès qu’il nous arrive malheur, nous appelons les personnes que nous aimons. Inconsciemment, nous savons que raconter notre malheur permet de partager notre douleur, au sens propre du mot « partager ». Nous « donnons » un petit peu de douleur à chaque personne autour de nous si bien que la nôtre s’atténue et devient plus supportable.

Et le soulagement peut aller très loin : les personnes qui ont connu de grandes épreuves et qui ont la chance d’avoir pu en faire un livre, un documentaire ou un film à succès, faisant ainsi connaître au monde entier leur souffrance, peuvent déclencher tant de compassion qu’elles-mêmes finissent par se réjouir du malheur qui les a affligés mais qui leur apporte tant de chaleur humaine.
C’est la force incroyable de la compassion.

D’où l’importance cruciale de veiller à exprimer autant que nous le pouvons notre compassion auprès des personnes souffrantes. Nous avons là entre nous, souvent sans le savoir, un bien inestimable, un trésor que nous pouvons distribuer à pleines mains, sans que cela ne nous retire quoi que ce soit, bien au contraire.

Anonyme

Commentaire du blogueur :                  

Oui, mais c'est surtout l'Amour de DIEU qui nous console et nous guérit de nos blessures émotionnelles, et parfois de nos maladies physiques. DIEU est AMOUR dans sa nature même !
Je ne sais pas exactement pourquoi Il m'aime, mais c'est un fait, Il m'aime d'un amour éternel, total et inconditionnel.
Il l'a prouvé en s'incarnant et en donnant sa Vie pour nous tous.
Pouvons-nous rester insensible à une telle compassion ?



mercredi 17 janvier 2018

Le perfectionnisme


Le perfectionnisme n'est que le refus d'aller de l'avant. C'est un vase clos qui vous retient prisonnier,
qui vous enfonce dans le passé à la recherche de tout ce qui ne marche pas en vous, c'est une petite voix qui vous murmure sans cesse que vous n'êtes jamais capable de faire quoi que ce soit de bien."

Les média, le cinéma et la télévision dépensent des sommes faramineuses pour vous bombarder chaque jour d'images d'une perfection fausse, et sans cesse retouchées. Ils vous font croire que vous devriez être plus mince, plus malin, plus intelligent que la personne que Dieu a créée en vous.
Ils vous disent de regarder autour de vous : tous les gens que vous rencontrez paraissent plus heureux, plus sages et surtout plus riches que vous, n'est-ce pas ? Eux connaissent le secret d'une telle réussite, mais vous ne semblez rien savoir !

Vous rendez-vous compte qu'en vous dénigrant sans cesse, vous insultez Celui qui vous a créé ?
N'oubliez pas qu'Il vous a créé pour accomplir un plan précis. Paul a écrit qu'en Christ seulement nous découvrons notre véritable identité et notre raison d'exister.

Si vous luttez encore contre la tentation du perfectionnisme, adressez-Lui la prière suivante :

"DIEU, Toi seul es mon créateur, la source de ma vie et de ma récompense future. Tu es aussi Celui qui m'aime tel que je suis. Malgré mes faiblesses et mes manquements, je Te remercie de tout le travail que Tu as accompli en moi jusqu'à aujourd'hui et que Tu continues d'accomplir chaque jour. Aide-Moi à honorer Ton nom en m'acceptant aussi tel que je suis, de la même manière que Tu m'as accepté. Au nom de Jésus. Amen."

Éphésiens 2 V 8-10

mercredi 13 décembre 2017

Médicaments mortels !!!

Les médicaments tuent plus de 1000 personnes par an

Tout le monde sait que les médicaments ont des effets secondaires  mais  nous  pensons  souvent  qu’ils  sont acceptables si le but est de réussir à nous soigner.

Mais qu’en est-il des effets secondaires mortels ? Sont-ils si rares ?
Pas vraiment si l’on en croit de récentes statistiques publiées par le ministère anglais de la Santé :
en 2016, pas moins de 1195 décès ont été rapportés.

Les  principaux  produits  incriminés  sont  les  opiacés (morphine et dérivés), les antidépresseurs, les neuroleptiques et même le banal paracétamol.

Source :  Drugs caused record number of deaths in England and Wales in 2016. BMJ 2017;358:j3750


jeudi 5 octobre 2017

Le dioxyde de titane



Bonbons, biscuits, médicaments : sachez éviter le dioxyde de titane
  1. Gérard Tremblin Professeur émérite de biologie végétale, Le Mans Université
  2. Brigitte Moreau  assistant ingénieur biologie, Le Mans Université
Déclaration d’intérêts

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.
Le dioxyde de titane est utilisé dans les sucreries, pour leur donner un aspect brillant, mais aussi dans les médicaments, pour rendre blancs les comprimés. 

Les contrôles sur les aliments vont être renforcés pour vérifier s’ils contiennent l’additif E171 et ses nanoparticules de dioxyde de titane, dont les Français, pour la plupart, ignoraient tout avant l’été. Suite aux alertes lancées par des ONG, confirmées par les études du magazine 60 millions de consommateurs, le gouvernement a annoncé le 31 août davantage de tests sur la présence de ces nanoparticules.. Ils se traduiront, en cas de résultat positif, par la mention « Nano » sur les étiquettes des produits. Un règlement européen impose en effet depuis 2013 la présence de cette information sur les emballages.


De quoi parle-t-on exactement ? Le dioxyde de titane, ou TiO2, est un sel naturel produit à partir de plusieurs minerais (anatase, ilménite, brookite et rutile), exploités dans différents pays comme le Brésil, la Chine, le Canada ou l’Australie. Obtenu après traitement chimique de ces minerais, il se présente sous la forme d’une poudre blanche très fine. On le retrouve dans de nombreux produits alimentaires comme les bonbons, les pâtisseries industrielles ou les plats cuisinés, où il est utilisé pour donner un aspect brillant. On le trouve aussi dans certains médicaments et dans des produits cosmétiques, où il a une fonction d’opacifiant blanc.

Un additif classé « cancérigène possible »


Quel est le problème ? Depuis plus de dix ans, le dioxyde de titane est suspecté par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) d’être un cancérigène possible pour l’homme. Mais la chose n’étant pas absolument démontrée, il reste, à l’heure actuelle, autorisé.
Dans les aliments, le TiO2 peut être sous deux formes : micro ou nano particules, le plus souvent un mélange des deux. Une nanoparticule a une dimension comprise entre 1 et 100 nanomètres (milliardième de mètre) donc bien inférieure à celle d’une cellule humaine.

Sur le fond, le dioxyde de titane ne sert pas à grand-chose. Beaucoup d’industriels reconnaissent d’ailleurs que le TiO2 ne présente aucun avantage tangible pour le consommateur. On peut donc se demander pourquoi l’on tarde autant à l’interdire. Son intérêt principal réside, en fait, dans son faible coût. Cela explique que sa production atteigne plus de cinq millions de tonnes par an à l’échelle mondiale.

Identifier les aliments dans lesquels il est présent

Que peuvent faire, alors, les consommateurs ? Dans l’attente d’une future réglementation, voire d’une interdiction, mieux vaut respecter le principe de précaution et s’abstenir de consommer du dioxyde de titane. Toute la question est de savoir… dans quels aliments il est présent. L’ONG Agir pour l’environnement a enquêté à ce sujet et l’a identifié dans des centaines de bonbons, parmi lesquels les chewing-gums Malabar ou les bonbons M&M’s, ainsi que dans 1 300 produits de consommation courante. La teneur significative en TiO2 dans les aliments sucrés abondamment consommés par les enfants a été confirmée par l’enquête de 60 millions de consommateurs.

Sa présence, indiquée par le code E171, peut se vérifier simplement en regardant l’étiquette du produit que l’on s’apprête à acheter.
Verra-t-on apparaître bientôt, en plus, une mention spécifique sur les emballages quand le dioxyde de titane est présent sous forme de nanoparticules ? Tout dépendra de la pression exercée par le gouvernement.

Du dioxyde de titane dans les peintures ou le dentifrice

La présence du TiO2 dans notre environnement ne se limite pas à l’agroalimentaire. Il est également employé comme support de pigment dans les peintures, le papier, les plastiques, les céramiques. On le retrouve dans de nombreux produits de cosmétologie, dont certains, comme le dentifrice, sont d’utilisation courante. Du fait de la capacité du dioxyde de titane à absorber les rayonnements ultraviolets, on en trouve également dans les produits solaires.

Au niveau pharmaceutique, enfin, la situation est encore plus préoccupante : le TiO2 est présent dans plus de 4 000 médicaments actuellement commercialisés et abondamment prescrits. Le Doliprane, pour ne citer qu’un exemple, en fait partie. Dans les médicaments, comme dans la plupart des autres produits, le rôle du dioxyde de titane est essentiellement de rendre les produits plus blancs, donc moins inquiétants pour le patient. Une fonction esthétique, dont on pourrait se passer pour peu que les utilisateurs soit avertis du changement.
En attendant, on peut vérifier la présence du dioxyde de titane en lisant la notice du médicament. On le trouve effectivement dans beaucoup de pilules de couleur blanche. Mais il est évidemment aussi compliqué de se passer de bonbons que de changer de médicament !

Des conséquences sur la santé à préciser

Le dioxyde de titane peut être absorbé par voie digestive, en franchissant la paroi de l’intestin. Il peut aussi passer par voie cutanée ou respiratoire, ce qui doit alerter les personnels qui l’utilisent dans leur activité professionnelle. Brigitte Moreau, co-auteur de cet article, a d’ailleurs manipulé pendant plusieurs années de la poudre de dioxyde de titane dans un laboratoire pharmaceutique, sans en connaître les risques – heureusement de manière ponctuelle.

Les effets néfastes du dioxyde de titane sur la santé restent à préciser, dans la mesure où les nombreux essais de toxicité ont été réalisés sur des animaux. Les résultats sont souvent difficiles à transposer à l’homme.
Inhalé, le dioxyde de titane aurait un pouvoir inflammatoire et irritant aussi important que celui de la silice ou de l’amiante. De récents tests sur des rats et sur des cultures de cellules humaines ont mis en évidence une activité inflammatoire sur les poumons et le péritoine, entre autres, et donc un possible effet cancérogène.

Sous forme de nanoparticules, le TiO2 peut traverser les membranes cellulaires, et son fort pouvoir oxydant peut endommager l’ADN des cellules de façon irréversible. Du fait de leur taille nanométrique, ces particules peuvent, via la circulation sanguine, pénétrer dans des organes comme le foie ou le cerveau, alors que la plupart des substances toxiques sont habituellement arrêtées par les barrières physiologiques que constituent les épithéliums.

Ainsi, on se retrouve dans une situation qui ressemble fort à celle que l’on a vécue avec l’amiante. L’emploi de cette fibre n’a été interdit qu’en 1997, alors qu’on connaissait sa dangerosité depuis plus d’un siècle et qu’elle avait été classée comme cancérogène par le CIRC – bien tardivement – en 1973. Depuis ce scandale, le principe de précaution a gagné ses lettres de noblesse ; le problème posé par le dioxyde de titane est l’occasion, ou jamais, de l’appliquer.