But de ce blog

Transmettre des informations sur les maladies, la pollution, et surtout sur la santé.


mercredi 28 décembre 2022

Nouvel an et alcool

 L’alcool est chaque année, en France, responsable de nombreux drames personnels, familiaux, sociaux, ainsi que de 49.000 décès ; ce dernier chiffre est dix fois inférieur à celui des personnes qui en vivent (vignerons, débitants, cultivateurs de houblon et de céréales pour le malt…).

Si la consommation d’alcool a baissé de moitié en une cinquantaine d’années, elle est encore de 11 litres d’alcool pur, en moyenne, par citoyen, soit 20 verres de vin (2 litres) par semaine. À côté des abstinents, il y a 4 à 5 millions de sujets « alcoolo-dépendants » (incapables de se passer un jour par quinzaine de toute boisson alcoolique). On dénombre parmi eux près d’un million de victimes de l’alcoolisme, cette maladie grave, voire très grave.

Cette baisse de la consommation d’alcool émeut les alcooliers ; aussi dépensent-ils 450 millions d’euros par an de publicité pour capter de nouveaux consommateurs. Ils piègent les jeunes avec les prémix ; les femmes avec le vin rosé, devenu vin « féminin ». À cela s’ajoute l’élévation du degré alcoolique des vins qui tend vers le plus haut niveau (15°) que supportent les enzymes de la fermentation alcoolique ; les bières connaissent aussi une inflation de leur degré alcoolique ainsi que du volume de leurs flacons (canettes de 33 cl plutôt que 25).

Alors que le sport a constitué un des outils efficaces de la réduction de l’alcoolisation de nos jeunes, une députée, madame Perrine Goulet, dans un rapport remis au Premier ministre, le 30 novembre dernier, voudrait revenir sur plusieurs dispositions de la loi Évin (bien sûr pas, se défend-elle, au nom des alcooliers, mais au nom du mouvement sportif que la loi Évin prive de revenus importants, estimés à 30 millions pour le seul football). Elle propose ainsi :

– de rompre avec la limitation, à dix manifestations par an, de la vente de bière par les buvettes d’un club ;
– de revenir sur l’interdiction générale de la publicité pour l’alcool à la télévision ;
– de revenir sur l’interdiction du parrainage des clubs sportifs par les alcooliers.

Elle se sert de certains mauvais exemples ayant cours ailleurs, ou de contournements de la loi effectués ici, pour rompre avec les pratiques plus vertueuses prônées par ce qu’il reste de la loi Évin, « détricotée » par des gouvernements successifs.

Le sport est un élément de la prévention de l’alcoolisme. Réintroduire l’alcool sur les stades et renforcer sa présence dans l’esprit du public serait une aberration.

Jean Costentin    Docteur en médecine



mardi 20 décembre 2022

La vérité sur noël

   Je déclare la guerre à Noël !

Noël est sans aucun doute la fête la plus dévoyée qui existe au monde. On est si loin de la naissance d’un enfant dans une crèche ! C’est aussi la fête la plus profane de l’année ! J’en deviendrais presque un ermite,  – humour – pour ne plus avoir à subir les pubs de Noël, le marketing de Noël, les sapins de Noël, les illuminations de Noël et encore moins le fameux Père Noël dont les origines sont plus que troubles ! 

Noël et tous ceux qui parce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter un cadeau à leur gamin, finissent par croire qu’ils sont de mauvais parents ! Mais c’est faux !

Noël et son côté glin-glin totalement ringard et proprement insupportable. Tout le monde doit être gentil ce jour-là, on doit jouer le rôle des bons parents même si tout le reste de l’année ce sont disputes sur disputes à la maison ! Il faut s’habiller beau, il faut raconter des histoires incroyables aux gamins ! 


J’ai commencé à me douter que le père Noël ne passait pas par la cheminée, lorsque nous avons quitté le pavillon où nous habitions avec mes frères pour arriver dans un superbe appartement. Là, pas de cheminée ! Je me suis donc inquiété de savoir…..enfin comment cela allait-il se passer pour les cadeaux quoi ? Pas de réponse ! Mais les cadeaux étaient quand même là ! Bon allez, je n’ai rien dit, mais j’ai reniflé l’arnaque ! Et puis qu’est-ce qu’il fait le père Noël tout le reste de l’année ? Franchement !

Non, je n’aime pas ce Noël que nos supermarchés, hauts lieux de la consommation, temples du dieu Mammon, ont idolâtré au point qu’à lui tout seul Noël est presque devenu une religion !

Voilà pourquoi officiellement je déclare la guerre à Noël et à tous ses alliés connus et souterrains ! Arrêtez d’acheter des cadeaux qui ne servent à rien. Nos enfants ne savent plus quoi faire de cette surabondance de jouets inutiles. Nos placards sont remplis de vêtements que nous ne porterons jamais et nous avons même des tas de livres qui nous encombrent parce qu’offerts par des gens qui les ont aimés mais dont nous, nous n’avons absolument rien à faire !

Je ne suis pas nostalgique d’un Noël d’antan, je ne l’ai jamais connu. Je trouve que ce jour-là devrait être un jour comme les autres et puis c’est tout ! Résistons, refusons d’entrer dans un moule et revenons à des valeurs familiales simples.

Samuel Foucart



lundi 21 novembre 2022

Comment se protéger des ondes électromagnétiques

Pourquoi sont-elles si dangereuses pour la santé ?

Pourquoi votre environnement de tous les jours peut vous causer de graves problèmes de santé et comment y remédier pour vivre mieux et plus longtemps ?

Ils font tous parties de notre quotidien et il est presque impossible, de nos jours, de vivre sans eux :

Compteurs électriques (linky, etc…)

Fours à micro-ondes

Wifi, Bluetooth, 4G, 5G, etc…

Téléphones portables

Ordinateurs, tablettes tactiles, etc…

Ondes à hautes fréquences

Objets connectés (montres, enceintes, etc…)

Domotique

Même l’électricité qui alimente nos foyers

Tous ces générateurs d’ondes indispensables à la vie moderne sont, même s’ils restent bien pratiques, de réels poisons pour le corps humain.

Cette machine extrêmement complexe au fonctionnement précis et minutieux qu’est notre corps n’est pas faite pour être exposée 24h/24 et 7J/7 à toutes ces interférences.

Pourtant, que nous vivions en ville ou en campagne, nous sommes sans arrêts, que ce soit à faibles ou à fortes doses, exposés aux ondes électromagnétiques (OEM).

Quels sont les dangers des ondes électromagnétiques (OEM) sur la santé ?

Cette exposition permanente aux ondes électromagnétiques peut avoir des conséquences dévastatrices sur votre santé.

Peut-être même que vous subissez déjà certains de leurs effets secondaires sans vous douter une seule seconde que les ondes en sont la cause.

En effet, il existe beaucoup d’études scientifiques, ainsi que des travaux de spécialistes qui nous alertent sur les dangers des ondes sur la santé à long terme… mais aussi à court et à moyen terme !

C’est ce qu’ont montré les travaux de Dominique Belpomme, médecin en cancérologie ou encore Sébastien Point, physicien.

Ce dernier met en garde contre le potentiel caractère cancérogène des OEM et dénonce la non-action des agences sanitaires.

De nombreuses études vont également dans ce sens !

Par exemple, une étude recensée de la NASA datant de 1981 interpelle sur les effets négatifs des OEM sur le corps humain.

Un dossier complet a même été publié par le INRS (Institut national de recherche et de sécurité) et les résultats sont assez alarmants !

Voici d’ailleurs une petite liste non exhaustive des effets secondaires que peuvent avoir les ondes électromagnétiques sur vous.

Si vous avez un ou plusieurs de ces symptômes, il se peut que les OEM en soient la cause directe.


Effets secondaires des OEM à court terme :

Troubles visuels

Hyperthermie

Asthénie physique ou musculaire voire douleurs musculaires

Fatigue

Pertes de mémoire

Apathie

Irritabilité

Troubles du sommeil

Maux de tête

Vertiges

Malaises

Épuisement du système nerveux

Anxiété

Dépression

Baisse de l'immunité

Dérèglement hormonal

Troubles digestifs

Douleurs physiques

Grand danger pour les personnes ayant des implants médicaux

Risque de mauvais développement du foetus en cas de grossesse

Effets secondaires des OEM à moyen et long terme :

Cancérogénicité

Risque de développer la maladie l'Alzheimer

Douleur chroniques

Diminution de l'espérance de vie

Vieillissement prématuré

Il est donc fortement possible que vous souffrez de maux, même légers, dont l’unique origine est la pollution électromagnétique de votre environnement.

N'avez-vous jamais souffert de symptômes vus au-dessus sans jamais en connaître l’origine et sans parvenir à y remédier ?

Peut-être même que c’est votre cas en ce moment même…



mercredi 19 octobre 2022

5 erreurs qui doublent votre risque d’Alzheimer

 



Vous l’ignorez sans doute, mais vous faites probablement en ce moment plusieurs erreursqui peuvent littéralement doubler votre risque de démence.

Je sais que dit de cette façon, ça peut faire un peu peur…

Mais rassurez-vous ! Vous allez voir que grâce à quelques changements simples dans votre quotidien, vous pouvez commencer dès aujourd’hui à inverser ce risque et à vous préserver de la maladie d’Alzheimer.

Erreur N°1 : 4 fois plus de risques si vous abusez de ce nutriment

En 2012, des chercheurs de la prestigieuse Mayo Clinic découvrent qu’un type de nutriment est directement lié à l’apparition de la démence : les glucides. L’étude, parue dans le Journal of Alzheimer's Disease, a suivi les habitudes alimentaires de 1230 personnes âgées de 70 à 89 ans pendant 4 ans.

Les participants qui consommaient le plus de glucides avaient pratiquement quatre fois plus de risques de souffrir de déficit cognitif que ceux qui privilégiaient les lipides et les protéines.

Il est vrai que les glucides servent de carburant à l’organisme, et plus particulièrement au cerveau. « Cependant, des niveaux élevés peuvent empêcher le cerveau d'utiliser ce sucre », explique Rosebud Roberts, l’auteur de cette étude. En fait, les glucides sont surtout indispensables aux personnes sportives ou qui dépensent beaucoup d’énergie, et bien moins lorsque nous prenons de l’âge et devenons moins actifs.

Réduisez donc votre consommation de glucides, et vous réduirez vos risques de démence. Et attention, il ne s’agit pas seulement de diminuer votre consommation de sucreries, sodas, desserts… mais aussi de féculents : pain, pâtes, pommes de terre, céréales, riz…

Erreur N°2 : les médicaments qui vous rendent dément

Vous ne connaissez peut-être pas le terme « anticholinergique ». Pourtant, parmi ce type de médicaments on trouve un grand nombre de pilules couramment prescrites, parfois même sans ordonnance : antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques, antihistaminiques (asthme, allergies), ou encore des médicaments contre les troubles cardiaques et l’hypertension.

Or une importante étude publiée dans la très sérieuse revue JAMA a révélé que ces médicaments sont liés à une augmentation du risque de démence. C’est ce que les recherches ont montré après avoir analysé les données de 3434 patients sur une période de 10 ans.

Et ce n’est pas mieux en ce qui concerne les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Une équipe de l’université de Bonn, en Allemagne, vient de découvrir que ces médicaments utilisés contre les brûlures d'estomac augmentent de 40 % le risque de développer des troubles cognitifs.

Et le plus effrayant est que vous n’avez même pas besoin d’en consommer tous les jours pour endommager vos neurones : une ordonnance tous les trois mois suffit à faire grimper en flèche vos risques de démence !

Avant d’utiliser ces médicaments, il est donc primordial de vérifier auprès de votre médecin si ceux-ci sont vraiment indispensables et si vous ne pouvez pas en utiliser d’autres moins néfastes… ou mieux encore : les remplacer par des remèdes naturels.


 

Erreur N°3 : ce qui arrivera si vous ne sortez pas de l’ombre

Vous savez peut-être que s’exposer au soleil est quasiment notre seul moyen de synthétiser la précieuse vitamine D, indispensable à la bonne santé de notre organisme…

Eh bien, sachez que la vitamine D est également essentielle pour vous préserver de la démence. En menant une vaste méta-analyse, des chercheurs chinois ont trouvé que les personnes qui ont un faible taux de vitamine D sont plus susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence que les autres[4].

Pensez donc à exposer votre peau au soleil durant une vingtaine de minutes par jour, de préférence entre 11 h et 15 h, et sans aller jusqu’à la rougeur.

En France, nous ne pouvons synthétiser de la vitamine D à partir du soleil qu’entre avril et septembre. Le reste de l’année, il est donc vivement conseillé de prendre des compléments de vitamine D3 à hauteur de 4000 UI par jour.

Erreur N°4 : faites-vous assez d'exercice ?

Pour éviter de perdre vos capacités cognitives, les médecins vous recommandent souvent de faire des exercices mentaux (mots croisés, sudoku, jeux de mémoire).

Mais prendre soin de votre physique est tout aussi important pour le cerveau : on a d’ailleurs récemment découvert qu’une activité régulière peut réduire le risque de démence en augmentant les connexions neuronales et en freinant le rétrécissement du cerveau.

Faire de l’exercice permet également d’augmenter votre flux sanguin et d’envoyer de l'oxygène et des nutriments partout dans votre corps, y compris dans votre cerveau.

Il a par exemple été prouvé que l’aérobic peut limiter le déclin cognitif et le développement d’Alzheimer. Mais tous les sports qui sollicitent vos muscles sont également efficaces : course à pied, vélo, tennis, escalade, musculation…

Erreur N°5 : le pire moyen de détruire votre cerveau

Il n’y a rien de pire pour votre cerveau que de sacrifier vos heures de sommeil. Un manque de sommeil permettrait au bêta-amyloïde, une protéine liée à la maladie d'Alzheimer, de s’accumuler plus facilement dans votre cerveau.

Si vous voulez réduire votre risque d’Alzheimer, vous avez impérativement besoin de suffisamment de sommeil de qualité (en moyenne 8 heures par nuit).

Ainsi, pour limiter efficacement le risque de souffrir un jour de la maladie d’Alzheimer, pas besoin de vous lancer dans un régime très contraignant ou dans un bouleversement total de votre mode de vie.

Commencez d’abord par éviter ces 5 erreurs courantes. Vous verrez, ce n’est pas si compliqué. Ça vous demandera peut-être un effort au début, mais très rapidement, ces petits changements dans votre quotidien deviendront des habitudes.

Et ça en vaut vraiment la peine.

Florent Cavaler


lundi 5 septembre 2022

L'hypnose et le yoga

Quel remède à la souffrance ?

L’omniprésence de l’hypnose ou du yoga part d’un constat que la foi chrétienne partage : nous sommes touchés par la souffrance. Une souffrance non seulement physique, mais aussi psychique (dépression, angoisses) et même « sociale », avec un regain de stress et d’hyperactivité dans un monde qui vit à 100 à l’heure.

Dans un tel contexte, l’hypnose, par exemple, apparaît comme un remède miracle. Le magazine « Ça m’intéresse » se réjouit ainsi de sa capacité à triompher des insomnies, à lutter contre la dépression et à désamorcer les tensions qui conduisent au stress. L’hypnose serait même plus efficace que tous les régimes pour perdre du poids… et capable de vaincre la peur de l’avion !

Une vision égocentrique et orgueilleuse de la réalité

Le but, ici, n’est pas de se prononcer sur la pertinence ou non de ces promesses, mais de poser quelques questions. On peut avoir l’impression, à la lecture de ce dossier consacré à l’hypnose, qu’elle est considérée non seulement comme un moyen d’atténuer la souffrance, mais même de la supprimer ou, plutôt, de nous faire croire que cette souffrance n’existe pas. On est loin de la perspective biblique : pour Dieu, il ne s’agit pas de nier la réalité de la souffrance, mais de nous aider à affronter la souffrance et à la traverser en comptant sur Lui.

Ce qui nous conduit à un autre problème : la « philosophie » de l’hypnose estime que chacun a en lui-même les ressources pour sortir de l’épreuve. Le père de l’hypnose médicale, Milton Erickson, « considère l’inconscient comme une boîte magique contenant les ressources de chaque individu », selon « Ça m’intéresse ». Il s’agit donc, par la transe, d’aider le patient à mettre le doigt sur son problème et à trouver des solutions. Une vision somme toute assez égocentrique et orgueilleuse de l’être humain.

Plus que des gymnastiques : des spiritualités

Mais il y a peut-être plus problématique encore : l’hypnose, tout comme certaines « gymnastiques », ressemble à une forme de spiritualité dont les fondements s’opposent au christianisme. Le magazine « Ça m’intéresse » nous rappelle ainsi qu’au 18e siècle, « le médecin allemand Franz Mesmer – qui a inspiré le nom de l’hypnotiseur québécois Messmer – développe la théorie du magnétisme animal : un fluide magnétique invisible circulerait dans le corps et l’Univers. Les maladies seraient le signe d’une mauvaise circulation, que l’on peut rétablir par le sommeil magnétique ».

Cette philosophie du fluide intérieur ou de l’équilibre est également à la base de bon nombre de ces « gymnastiques qui soignent le corps et l’âme ». Le magazine « Ça m’intéresse » donne la parole à une femme qui suit des cours de yoga : « Dans les différentes postures, l’enseignante nous invite à entrer en méditation, à nous connecter aux énergies de la terre et du ciel, à nous relier à notre être profond ». Et de rappeler que le mot « yoga » provient d’une racine sanskrite qui signifie « unir, relier ». Ainsi, le yoga, « bien plus qu’une gym, est une manière de penser le monde », qui permet de répondre à des questions existentielles telles que « Qui suis-je ? » ou « D’où est-ce que je viens? ».

Un panthéisme évident

On perçoit clairement toute une dimension panthéiste, où le pratiquant du yoga entre en communion avec son environnement, au point de se confondre presque avec lui. Le contraste est saisissant avec la réalité telle qu’elle nous est révélée dans la Bible : Dieu, extérieur à la création, transcendant, a créé un monde distinct de Lui, dans lequel Il est cependant à l’œuvre. Nous, ses créatures, sommes appelées à entrer en communion avec Lui non par un « lâcher prise » et une méditation mystique où l’esprit s’élève vers une nouvelle dimension, mais par Jésus-Christ, qui nous est révélé par la Parole écrite de Dieu. Il ne s’agit pas de s’élever vers l’univers ou la spiritualité, mais de laisser le Dieu transcendant s’abaisser jusque vers nous, puis de Le recevoir lorsque l’on comprend sa Parole rendue intelligible par l’Esprit de Dieu.

Une communion avec soi-même ?

Dans ces gymnastiques spirituelles, la communion avec l’univers va de pair avec la communion avec soi-même. Cité par « Ça m’intéresse », un praticien du taï-chi explique par exemple : « Basée sur les principes opposés du yin et du yang qui s’assemblent pour s’équilibrer, cette discipline a pour objectif de permettre la libre circulation du chi, ou énergie vitale, à travers tous les méridiens du corps, maintenant ainsi une bonne santé physique et mentale ». On trouve une philosophie similaire dans le qi gong, qui « vise à harmoniser le corps et l’esprit, à libérer les tensions et à fortifier les défenses corporelles par le renforcement de l’énergie vitale appelée qi ». Idem dans le yoga, où les différentes postures servent à ouvrir notre « centre énergétique », le « chakra », pour parvenir à la joie.

Remédier à nos « déséquilibres » grâce à notre « moi » ?

Qu’en dit la Bible ? Oui, tout être humain est déséquilibré. Mais ce déséquilibre, ce manque « d’harmonie intérieure », est dû à la présence du péché en nous. Ce n’est donc pas en retrouvant une sorte d’équilibre intérieur, en ouvrant nos chakras ou en renforçant notre énergie vitale que nous parviendrons au salut (spirituel ou physique), mais par la repentance et la foi.

Le véritable objectif de l’être humain ne consiste pas à faire tous ses efforts pour « s’équilibrer », mais à reconnaître qu’il est totalement déséquilibré et tordu, et que seul Dieu peut rétablir et réparer tout cela… La solution n’est pas en moi, puisque mon « moi » est dysfonctionnel, mais à l’extérieur de moi, c’est-à-dire en Dieu. Voilà le message de l’Évangile : il est possible de retrouver une communion avec le Créateur, d’être réconcilié avec Dieu et « avec soi-même », mais cela passe par la capitulation devant nos propres ressources.

Laisser « l’énergie » de l’Esprit nous transformer

Cette religion-là, encore une fois, s’oppose à la religion des gymnastiques qui soignent le corps et l’âme. C’est d’ailleurs assez symptomatique de découvrir, dans « Ça m’intéresse », un langage quasiment religieux pour évoquer ces pratiques : « Néo-convertis et adeptes de longue date sont unanimes : si on pratique régulièrement, le qi gong comme le yoga s’infiltrent partout dans notre vie ». Et de donner la parole à une praticienne qui voit ses cours de qi gong comme « une drogue : si je ne viens pas, ça me manque. Après chaque session, je me sens de nouveau en énergie ».

Quid de la vie chrétienne ? Elle consiste, au quotidien, à vivre toujours plus en conformité avec notre nouvelle identité. « Soyez remplis de l’Esprit » (Éphésiens. 5,18), s’écrie Paul. Or « le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Galates. 5,22). Des vertus que tout le monde recherche par toutes sortes de moyens, mais que seule la foi chrétienne peut donner réellement dès qu’Il vient habiter en nous le Saint Esprit, bien plus réel et équilibrant que toutes les énergies qu’on veut nous faire avaler.


Jérémie Cavin